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Benitez, l?alchimiste
Arrivé à Liverpool en provenance de Valence l?été 2004, Rafael Benitez a apporté dans ses valises une tactique novatrice et un indéniable charisme. C?est sûr, quoiqu?il advienne le 25 mai à Istanbul, l?Ibérique laissera une trace indélébile à Anfield.
Habitué aux honneurs en Espagne et sur le Vieux Continent, le Valence de Benitez a mis le Real Madrid et Barcelone d?accord pour le titre de Liga l?an dernier. Et il a décroché la Coupe de l?UEFA pour son dernier match aux commandes de la formation espagnole avant de prendre la direction de l?Angleterre.
Benítez a pourtant connu une entrée en matière beaucoup plutôt discrète et laborieuse. D?ailleurs, en championnat, les Reds boivent la tasse, étant à la plus mauvaise place, la cinquième, à trois points d?Everton, à 33 points de Chelsea.
Sur la scène européenne, Benítez et ses hommes ont brillé de mille feux, replongeant Anfield dans l?euphorie et signant des prestations empreintes de courage à l?extérieur.
Pour l?imposante frange de supporters, dont la plupart ont vécu les quatre titres européens décrochés en sept ans entre 1977 et 1984, ce parcours tonitruant fait sûrement remonter à la surface les souvenirs du bon vieux temps. Et il laisse aussi présager un avenir prometteur.
Quoi qu?il en soit, depuis l?époque dorée des Reds, l?impact de Liverpool et de tous les clubs anglais n?a cessé de décroître. Le triomphe de Manchester United en 1999 n?est qu?un oasis dans le désert de deux décennies traversé au plus haut niveau européen.
Benítez peut compter sur un vrai leader sur le terrain en la personne de Steven Gerrard. ?Il peut jouer des deux côtés du terrain ou bien dans l?axe, il est capable d?influencer le jeu dans toutes les zones. Je lui ai dit qu?il avait carte blanche car il a énormément de talent ; il est très important pour nous?, a affirmé Benítez à propos de son capitaine.
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