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Beauté des îles, beautés fragiles

12 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Dans la conscience des ?continentaux?, les îles ont toujours évoqué des images de végétation luxuriante, d?animaux exotiques, de plages interminables de sable fin? Des bouts de paradis sur terre en somme. Malheureusement, aujourd?hui, des menaces se profilent à l?horizon. Les légendaires lagons bleu azur, les récifs coralliens, les plages et les luxuriantes forêts tropicales sont de plus en plus en danger.

A qui la faute ? Personne et tout le monde à la fois. Il y a d?abord la révolte de Dame Nature qui réagit au réchauffement de la planète par des catastrophes naturelles, phénomènes difficilement contrôlables. S?il existe des actions concrètes qui peuvent être prises par la communauté internationale, elles ne peuvent toutefois que retarder ou diminuer les dégâts. Très discutée lors de cette conférence sur le développement durable des petits Etats indépendants, la mise en place d?un système d?alerte pour les Tsunamis dans l?océan Indien est un moyen de sauver des milliers de vies et de réduire les dégâts.

Et là, l?aide internationale et l?implication des pays membres des Nations unies, sont indispensables pour pouvoir aider à la survie des ces petits paradis.

Les problèmes ne s?arrêtent malheureusement pas là ! La nécessité d?améliorer la qualité de vie de populations de plus en plus nombreuses et exigeantes, et de lutter dans un contexte international de plus en plus complexe, compétitif et donc difficile, pousse bien souvent les petits Etats insulaires à sacrifier leurs écosystèmes fragiles. Là encore, l?aide internationale est requise pour en diminuer l?impact.

Le Programme d?actions de la Barbade, adopté en 1994 par les Nations unies, recommande des actions, tant financières, politiques qu?humaines, aux plans national, régional et international. Et ce dans 14 domaines prioritaires (tourisme, changements climatiques, financement,?). Si elles sont appliquées, cela favorisera sans aucun doute un développement durable aux PEID.

Mais, dix ans après, à la conférence qui se tient ces jours-ci, force est de constater que le bilan est plutôt mitigé. Les avancées se font à petits pas, mais il y a de la lumière au bout du tunnel. La prise de conscience a eu lieu. Il a malheureusement fallu un désastre tel que le tsunami et ses 157 000 morts en Asie pour ouvrir les yeux.

Au sommet de Maurice, la catastrophe est très présente dans les esprits. Le dossier chaud de la semaine sera certainement celui qui concerne le réchauffement climatique. Le consensus sera difficile à trouver sur la question précise de la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui sont les principaux responsables de la montée des eaux. Mais les décisions doivent être prises rapidement. D?ici la fin du siècle, la température globale augmentera de 1,4° à 1,8° C, et aura un impact sur le monde entier et les îles en premier. D?ici 2100, le niveau de la mer aura augmente de 0,9 à 1,8 mètres. Malheureusement, certains pays développés estiment encore et toujours qu?une réduction des émissions compliquera leur progression économique. Réalisent-ils que des îles paradisiaques telles que Tuvalu ou les Maldives disparaîtront à terme ? Espérons que le cadre mauricien fera fondre les c?urs les plus froids.

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