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Beau Rivage, dans les eaux calmes du luxe intégral

18 novembre 2005, 20:00

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Cinq étoiles brillent au ciel du Beau Rivage. Visibles à l??il nu, elles illuminent les délicates attentions du personnel. Vous descendez au restaurant gastronomique ? Le garçon de salle de l?Indouchine vous prévient de faire attention aux trois marches qui vous séparent de votre table.

La nuit est tombée. Le fond de l?air est frisquet du côté de Belle-Mare. Un serveur s?approche pour proposer aux dames de se couvrir d?un «pashmina» noir. Autant de pétales au fleuron de Naïade Resorts. Le groupe fêtera ses 15 ans d?existence, le vendredi 25 novembre.

Un anniversaire, c?est l?occasion de se faire plaisir. Chez Naïade, l?art de contenter se décline dans une variété de gammes. De l?escapade pour Robinson moderne à l?île des Deux Cocos, au concept feng-shui du Legends à Grand-Gaube, en passant par le raffinement de Les Pavillons au Morne, le Merville Beach à Grand-Baie et Le Tropical à Trou-d?Eau-Douce.

Face à cet éventail de choix, nous avons mis le cap plein est. Surtout ne pas perdre le nord et aborder en douceur les rives du Beau Rivage. Arriver en fin d?après-midi, et s?abriter de la morsure du soleil sous les toits de chaume. Marcher à grands pas dans le jardin où sont rangées des essences tropicales : des cocotiers chargés de fruits, des hibiscus, des alamanda.

La brochure prend vie. Les couleurs se détachent, deviennent plus nettes au fil de la promenade guidée par Sandrine Petit, Communication Manager chez Naïade Resorts. Il faut faire vite. Le soleil baisse à vue d??il sur l?établissement «qui est plein». La confirmation du taux de remplissage est donnée par Marc Denton, «Resident Manager» qui assure l?intérim au Beau Rivage.

<B>Une sensation de repos, </B>

Un discours où les mots «qualité» et «excellence» reviennent avec régularité. Pour mieux nous convaincre : la piscine tout en rondeurs. Espace de détente de 800 mètres carrés dessiné pour donner «l?impression d?eau partout, tout le temps».

Une sensation de repos, d?éloignement d?avec les embouteillages et la pollution nous envahit. Le tout soutenu par les trouvailles dans la décoration. Fallait y penser. Au Langoustier, le restaurant de fruits de mer : pas de vase à fleur conventionnel mais un petit arrosoir en fer blanc posé sur chacune des tables. Piquées dedans : deux roses rouges, aux tiges de longueur inégale.

Dans le même esprit : pas de salière, ni de poivrière traditionnelle. Une plaquette en bois propose du sel et du poivre en grain que le client est invité à moudre lui-même. Question épices, celles disposées avec goût à l?entrée de l?Indouchine annoncent la couleur dans les cuisines dirigées par le chef Stéphane Jean. Les brochures publicitaires ne disent-elles pas que «le safran est la couleur du Beau Rivage». Délicieux rappel du concept qui préside aux destinées de cet hôtel du groupe Naïade : le métissage culturel.

Les restaurants, bars et salons ont des noms qui sonnent : Indouchine, Monsoon Lounge, Club Savanne. Même souci pour les suites : la Maharadjah, la Chinoise et l?Africaine. Détour par la plage. Sandrine Petit nous donne un avant-goût de ce qui attend ceux qui ne veulent pas bronzer idiot : des mini-pizza chaudes et croustillantes, une main amie pour vous tendre une serviette, et essuyer vos lunettes.

«De ce côté de l?hôtel, nous avons droit au lever de la lune».

Cela tombe bien, nous sommes tombés un soir de pleine lune. Dernier regard sur le jardin à la pelouse impeccable, avant d?aller humer le parfum d?ambiance vanillé d?une chambre Deluxe, puis d?une Junior.

Partout : une bouteille de champagne en guise de bienvenue. Dans la Deluxe, pas de plateau garni de fruits, mais trois mangues bien fermes. «On s?est aperçu que les clients n?aiment pas trop les fruits déjà épluchés et coupés». Constat de Sandrine Petit. Des fauteuils en rotin bien rembourrés, un dressing spacieux, un jacuzzi dans la Junior. Une terrasse où paressent les chaises longues. Prolongement du bien-être retrouvé au Spa Aphrodite, qui reste ouvert jusqu?à 20 heures.

<B> «Partager les joies des vacanciers» </B>

C?est l?heure du dîner. Marc Denton préside à la dégustation. «Notre métier est de savoir partager les joies des vacanciers». Le ballet de serveurs défile : l?un vous propose des lunettes ou une lampe de poche pour lire le menu dans ce restaurant aux lumières tamisées. Sur la table, des bâtons de cannelle, des bouts de safran, trois piments secs complètent le décor.

«Trois fois la semaine, nous proposons des journées à thème.» Oriental pour Insight to India, tropical pour Heritage. «Le client peut manger des oursins. Nous faisons du fangourin sur place», et Asian Ambiance. L?esprit de l?ensemble : « la fête à la plage et le raffinement à l?hôtel ». Le tout en sachant respecter la démarcation entre «la familiarité et la convivialité».

<B>Naïade : quinze ans et une «success story» </B>

Groupe existant depuis 15 ans, Naïade Resorts est placé sous la direction de Patrice Hardy, «Managing Director». Le parc du groupe compte sept hôtels, dont un aux Seycheles et l?autre aux Maldives. Son fleuron est le Beau Rivage, articulé autour de la thématique pluri-culturelle qui caractérise Maurice. L?un des points d?orgue de l?établissement, outre son cadre luxueux et calme : c?est l?équipe de Sanedhip Bhimjee et Art Academy qui assure les spectacles. Un dimanche sur deux, place à Marie Luce Faron et sa voix jazz. Autre concept proposé par le groupe : celui de l?île des Deux Cocos. Jolie cachette pour Robinson moderne, cette île située dans le parc marin de Blue Bay compte une villa au glorieux passé. Elle a en effet appartenu à l?un des premiers gouverneurs anglais de Maurice : Sir Hesketh Bell. La villa peut accueillir soit un couple ou une famille avec deux enfants et aussi des fêtes d?entreprise ou des touristes venus pique-niquer pour la journée. À leur disposition : une gouvernante, un valet et un chef.

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