Publicité

Bataille sur fond de la partielle et du sondage

20 mars 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En sport, la meilleure défense, dit-on, reste l?attaque. Les deux blocs ont donc bombé le torse dès l?ouverture et se sont livrés tout au long de la journée à une guerre des nerfs. Une joute qui a pris fin sur un score nul où chacun a utilisé à fond sa carte maîtresse.

Pour la majorité gouvernementale, il s?agissait surtout de botter l?adversaire avec les résultats du sondage Synthèses-l?express pour atténuer les effets de sa défaite à la partielle de Piton-Rivière-du-Rempart. L?opposition, mal à l?aise par rapport au sondage, rétorque à chaque fois en mettant en exergue la victoire de Rajesh Jeetah.

Le leader de l?opposition se fait fort de rappeler l?issue du scrutin du 21 décembre au bon souvenir du gouvernement et parle de « batté bourrique ». Paul Bérenger rétorque « cause sondage ». La réplique fait mouche. Puisqu?elle contraint le député Rashid Beebeejaun à réagir en traitant le sondage de « sondage bidon ». James Burty David y met lui aussi du sien : « Sondage c?est pas Synthèse, sondage c?est Jeetah. »

Ce qui n?empêche pas les habituels chahuteurs de la majorité d?insister encore sur les résultats du sondage. James Burty David en fait d?ailleurs les frais lorsqu?il revient à la charge sur un éclaircissement déjà fourni par Prithviraj Putten à propos du renvoi des élections municipales. « Sondage la fatigue zotte la tête et faire zotte vine sourde tout », lance alors Veda Baloomoody.

Lors de cette bataille psychologique, Paul Bérenger utilise à fond les points d?ordre. Il se signale dès la première phrase de Navin Ramgoolam et revient souvent à la charge à chaque fois qu?un député de l?opposition s?écarte des règles parlementaires.

L?ambiance est telle que la majorité passe outre la coutume qui veut que l?on accorde une période de grâce à tout nouvel élu. Le Premier ministre taquine Rajesh Jeetah dès les premières minutes, quand ce dernier se met à lire intégralement le formulaire officiel de la prestation de serment, y compris la date et le lieu ! « Tout ça là li lire do », s?exclame Paul Bérenger. Les élus de l?opposition rient à la dérobée, puis applaudissent pour camoufler la méprise. Non-initié aux coutumes parlementaires, le nouveau député se fait également reprendre lorsqu?il s?aventure à poser des questions supplémentaires avant même d?avoir assimiler la technique.

Publicité