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Autopsie de la violence ordinaire
<B>Ce qui se passe dans la tête d?un criminel</B>
Il ne sait pas où il va et ne sait pas d?où il vient. Ce problème identitaire s?amplifie avec la précarité sociale et autres fléaux sociaux. Il ne sait pas évaluer ses actions, mesurer les conséquences. Il est trop émotionnel et impulsif, il ne réfléchit pas assez. Tout ça relève de l?éducation et de l?expérience de la vie. Si quelqu?un ne se connaît pas, il connaîtra encore moins son voisin et il lui sera difficile de comprendre et de respecter l?autre.
<B>La violence devient de plus en plus un mode de relation</B>
La violence est présente partout, elle est devenue presque banale dans notre société pourtant si puritaine. ça commence par des petites incivilités et ça empire ensuite.
Il suffit d?écouter certains jeunes à la sortie de l?école. La violence verbale est inouïe. La violence a le dessus sur le respect, l?amour et l?amitié. Il faut apprendre aux gens à communiquer autrement, à restaurer les valeurs humaines et à trouver un mode de vie et des activités qui favorisent l?émancipation de ces qualités.
<B>Le passage à l?acte dépend de plusieurs facteurs</B>
Le passage à l?acte paraît souvent découler d?une colère instantanée mais en réalité c?est le fruit d?un processus intérieur et parfois inconscient. Il y a plusieurs facteurs qui interviennent, entre autres le vécu de la personne, le stress et sa manière de gérer les situations problématiques. Tout le monde peut un jour arriver aux mains. Tout dépend de la capacité à contrôler ses émotions.
<B>Le stress, la télé? des coupables potentiels</B>
Le stress empêche une personne d?agir avec raison : idem pour l?alcool ou la drogue. On peut avoir recours à des actes violents quand on est sous leurs effets. On n?aurait pas le même comportement si l?on était calme, relaxe et lucide. Si on ne choisit pas toujours son état psychologique et physiologique, on peut éviter de trop boire ou se droguer. La télé joue un rôle important dans la promotion de la violence.
On éprouve du plaisir à travers la violence. On finit par ne plus différencier la fiction de la réalité. La situation empire avec les jeux vidéo où la violence est l?élément motivateur.
<B>Des attentes déçues?</B>
Une identité et une personnalité fortes dépendent beaucoup de notre environnement. Plus il est sain, plus il y règne la justice, moins il y a de la place pour de la frustration. Chaque personne a des attentes vis-à-vis de la société. Quand elles sont déçues, ça laisse la place à de l?amertume.
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