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Au fil du temps…

15 juillet 2004, 20:00

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Qui a dit que les femmes ne pratiquent plus la couture pendant leur temps libre ? Justement, une dizaine de ménagères ne laissent pas filer le temps. Elles… délient le fil pour la broderie et la couture chaque vendredi, au centre communautaire de Pointe-aux-Sables.

Ces femmes ont certainement beaucoup de temps libre. Et elles ne veulent pas être la proie du stress. Sous la houlette de Mala Ellapen, elles apprennent, en plus de la broderie et la couture, la peinture sur tissu et le crochet.

Elles sont une trentaine à passer leur après-midi au centre communautaire de la localité. Elles sont venues par curiosité, mais au fur et à mesure, ces femmes ont tissé une sorte de passion pour la couture et la broderie. Certaines parmi elles envisagent même d’en faire leur gagne-pain.

“Je suis ici depuis le début de l’année. Je ne faisais rien à la maison, mais depuis peu j’apprends à manier le crochet et à faire de la peinture. Je fais beaucoup de tapis pour ma maison. C’est devenu plus qu’un hobby”, déclare Giovannie.

Les cours, patronnés par le National Woman Council, sont gratuits, mais les brodeuses apportent uniquement la fourniture. “Nous ne faisons pas de commerce. C’est juste la formation. Bien sûr, il y a quelques-unes qui vendent leurs produits à des proches”, dit Mala Ellapen.

La broderie à la main est très demandée en ce moment. Vanita Raojee l’a bien compris. Cette fille de 19 ans caresse le rêve d’embrasser une carrière dans la couture. “Oui, je crois qu’il y a un avenir dans ce secteur parce qu’il y a de moins en moins de femmes qui font la couture”, souligne-t-elle. Pour la responsable du cours, sa présence dans le groupe est synonyme de beaucoup de choses. Mala Ellapen rappelle que les jeunes filles sont aussi admises et Vanita en est la preuve.

L’ambiance qui règne au sein du groupe inspire beaucoup les apprenties couturières. Elles se disent tout. Marie-Anne Cheng Yen qui a quitté son pays natal, Rodrigues, pour s’établir à Maurice s’est vite fait des amies au sein du groupe.

Merle Follette lance un appel aux dames du quartier. “J’invite les femmes qui n’ont à rien faire à la maison à venir nous rejoindre. Elles ne le regretteront pas”, déclare-t-elle.

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