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Attentat suicide revendiqué par des islamistes
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Attentat suicide revendiqué par des islamistes
Dix personnes ont péri et 51 autres ont été blessées dans un attentat suicide commis mardi soir dans le centre de Moscou par une femme kamikaze et revendiqué par le même groupe islamique qui a affirmé avoir fait exploser deux avions russes voici une semaine.
Cette organisation extrémiste a promis de commettre de nouveaux attentats dans la Russie “infidèle”, en soutien aux musulmans de Tchétchénie. “Nous, Brigades Islambouli, annonçons être responsables de cette opération(...)menée en soutien aux musulmans de Tchétchénie”, lit-on dans le communiqué signé par cette organisation. “Il y aura, si Dieu le veut, d’autres vagues, jusqu’à ce que nous humiliions l’Etat infidèle appelé la Russie”, ajoutent les auteurs du communiqué, signé des “Brigades Islambouli”, nom de l’officier qui avait assassiné le président égyptien Anouar el Sadate lors d’un défilé militaire en octobre 1981.
Selon le maire de Moscou Iouri Loujkov, qui s’est rendu sur les lieux du drame, la femme kamikaze avait l’intention d’entrer dans une station de métro, la station de Riga, qui était bondée à cette heure de pointe. “Elle était à la porte d’entrée lorsqu’elle a aperçu deux policiers. Effrayée, elle a rebroussé chemin et a décidé de se faire exploser”, a expliqué le maire.
“On a utilisé jusqu’à un kilogramme d’explosifs”, a-t-il dit aux journalistes. “Il s’agit d’une quantité inhabituelle d’explosifs pour une femme kamikaze. Cela traduit une intention de provoquer des dégâts maximum”.
Cet attentat survient au surlendemain d’une élection présidentielle en Tchétchénie où, sans surprise, l’homme du Kremlin, Alou Alkhanov, a été élu avec près de 74% des voix, dès le premier tour.
Mardi à Sotchi, où il recevait Jacques Chirac et Gerhard Schröder, le président russe Vladimir Poutine a défendu la présidentielle tchétchène, dans laquelle des organisations des droits de l’homme disent voir une mascarade.
<B>Attentat dans le métro en février </B>
La télévision russe a interrompu ses programmes du soir pour diffuser les images de l’attentat - une voiture en feu garée entre un vaste centre commercial et l’entrée d’une station de métro, et plusieurs corps gisant sur le trottoir. La bombe, a précisé la police, était bourrée de boulons métalliques. Voici une semaine exactement, le 24 août au soir, une bombe avait explosé à un arrêt d’autobus dans le sud de la capitale russe, faisant trois blessés. Quelques heures plus tard, 90 personnes périssaient dans la chute de deux avions de ligne russes partis de Moscou et qui avaient explosé à une minute d’intervalle. Des traces d’explosif héxogène ont été retrouvés à bord des deux épaves et le FSB a parlé d’attentats.
En 2003, deux femmes kamikazes, que l’on pense être des Tchétchènes, ont tué 15 autres personnes en se faisant exploser lors d’un concert de rock en plein air sur un terrain d’aviation de Moscou. Six mois plus tard, une autre kamikaze avait tué cinq personnes non loin du Kremlin.
PRISE D’OTAGES
<B>Échange de tirs près d’une école proche de la Tchétchénie</B>
■ Des hommes armés ont pris des personnes en otages hier dans une école d’Ossétie du Nord, province du sud de la Russie proche de la Tchétchénie. Une fusillade a éclaté près du bâtiment entre les assaillants et la police. Au moins un homme aurait péri dans cet échange de tirs, précise Interfax. Une autre prise d’otages pourrait avoir lieu dans une autre école du sud de la Russie, ajoute Interfax, ce que ne mentionnent pas les autres agences de presse russes. Cette prise d’otages survient le jour de la rentrée scolaire, au lendemain d’un attentat suicide à Moscou.
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