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Arvin Boolell dénonce le fiasco de la démocratisation de la terre

15 juin 2004, 20:00

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?The truth is out there.? Là-bas, du côté des petites gens. Ceux qui, selon Arvin Boolell, député de l?opposition, pâtiront du manque d?accès à la terre. Arvin Boolell a suggéré au vice-Premier ministre et ministre des Finances la mise sur pied d?un Democratisation Fund, de même qu?une Land Bank pour enrayer la ?politique des zamindars (propriétaires terriens)?.

Il est revenu sur l?Illovo Deal en plaidant pour la création d?un consortium réunissant le National Pension Fund et la State Investment Corporation pour démocratiser l?allocation des terres.

Le député travailliste a qualifié l?Employees Welfare Fund de ?biggest bluff?. L?élu rouge a déclaré que le gouvernement favorise les gros propriétaires au détriment des 33000 petits planteurs de l?industrie sucrière. Grâce à une image parlante, celle de quelqu?un qui aurait utilisé l?argent de son voisin pour lui acheter un cadeau, Arvin Boolell s?est interrogé sur le sort des 325000 employés du secteur.

Son intervention hier, lors des débats autour du budget 2004 ? 2005 était orientée par sa sensibilité d?ancien ministre de l?Agriculture et par la ligne choisie par Navin Ramgoolam, leader du Parti Travailliste, à savoir, ?l?échec du gouvernement en matière de démocratisation de l?économie.?

Fréquemment chahuté par les députés de la majorité, notamment les ministres Ashock Jugnauth et Showkutally Soodhun, Arvin Boolell devait pourtant entamer son discours au milieu de leurs marques d?appréciations. Approbation suscitées par un commentaire sur le choix de Pravind Jugnauth de renouer avec la tradition des consultations budgétaires.

Ce signe de différentiation avec le précédent ministre des Finances, Paul Bérenger, avait aussi été souligné lundi, par le leader de l?opposition, au début de son allocution. Un commentaire réitéré par Arvin Boolell, en l?absence du PM.

Pour lui, le secteur phare de l?économie, le sucre, est celui qui a été le plus décimé. Des licenciements cités avec, en toile de fond, la Convention de Lomé. Le député a souligné les retards dans la réalisation du barrage de Midlands, qui ont pénalisé les petits planteurs.

Autre préoccupation majeure de l?élu rouge : les répercussions du démantèlement prochain de l?Accord multifibre. Il s?est interrogé sur les dispositions prises pour préparer Maurice à affronter l?échéance, en soulignant que la vulnérabilité des pays ACP face à l?abolition des subventions, n?a pas été suffisamment mise en avant par le ministre des Affaires étrangères, au sommet de Cancun en septembre 2003. Selon lui, la confiance est érodée chez les catalyseurs de croissance économique, à cause du niveau de corruption et des promesses non-tenues par le gouvernement.

S?agissant du National Equity Fund, Arvin Boolell a déploré qu?un seul des projets du fonds ait abouti. ?Des Rs 63 millions déboursées en deux ans, quelle somme a vraiment servi à créer des emplois ? ? Le député s?est appesanti sur la ?lenteur du high powered committee? dans le déboursement de fonds, avant de fustiger ?l?allocation arbitraire des prêts?.

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