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?ARTerre?, partager l?attachement à la terre

10 avril 2006, 00:00

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Ressentir les pulsations de la terre. Réapprendre à regarder les paysages et les sortir de la banalité. Se laisser toucher par des détails, ce qui rendra deux ?uvres sur le même sujet toujours différentes. Et tout simplement retranscrire la beauté de notre île en ?art de la terre?. C?est là le propos du prochain atelier résidentiel de pARTage, ARTerre, qui s?étalera sur deux week-ends en juin.

?Nous sommes les héritiers d?une tradition instituée par Max Boullé, Marcel Lagesse et Serge Constantin, entre autres. L?idée est de faire se rencontrer les noms connus de l?école de Barbizon, tels que Roger Charoux, Fabien Cango, Yves David, Edmond Masson et Vaco Baissac et la nouvelle génération. Ils sont là depuis longtemps, mais ils sont peut-être dans l?isolement?, explique Krishna Luchoomun, président de l?association pARTage. ?ARTerre se veut le médiateur entre les ?anciens? et les jeunes?, ajoute-t-il.

L?atelier se tiendra pendant deux week-ends consécutifs à savoir, les 17 et 18 juin à Tamarin et les 24 et 25 juin, au Château du Réduit. Formule plus flexible pour concilier l?emploi du temps des uns et des autres, ne pas perturber leurs horaires de travail. ?Nous avons opté d?un côté, pour le contraste, la vie dans un village et de l?autre, un aspect plus officiel. L?intérêt est de voir comment les artistes interprètent ces deux cadres.?

Krishna Luchoomun poursuit en nous expliquant que l?art de peindre les paysages a évolué. ?Nous sommes passés au land art, caractérisé par un travail à la fois sur et dans la nature. S?il n?est pas beaucoup pratiqué chez nous, c?est quand même une évolution notable de la tradition. Mes travaux par exemple, peuvent être classés comme des paysages, car je montre des fleurs et des bestiaux. L?approche est différente, mais il y a toujours l?attachement à la terre.?

L?événement culminera par une conférence sur le ?côté théorique? de la peinture de paysages, ainsi que l?exposition des travaux réalisés lors des ateliers.

Invité à faire un bilan du précédent atelier organisé par pARTage, le président de l?association devait déclarer : ?Le meilleur de tout cela c?est qu?après l?atelier, les participants ont gardé contact. Ils ont fait une exposition sans notre aide. C?est notre objectif : mettre en contact des artistes pour qu?ils continuent d?être créatifs.?

Tous ceux intéressés par l?atelier ARTerre sont invités à se mettre en contact avec Krishna Luchoomun avant fin avril. Tel : 751 9045. Il va sans dire que des critères minimums sont exigés, comme faire preuve d?un parcours artistique.

RÉSEAU DE CRÉATION

pARTage, un concept actif

■ pARTage est une association qui existe depuis 2003. Si au départ, l?idée a germé parmi les chargés de cours de l?école des Beaux-Arts du Mahatma Gandhi Institute, elle s?est ouverte à d?autres courants. Le principe du partage, telle que relayé par le coordinateur de l?association, Krishna Luchoomun, est basé sur la création d?un réseau à la fois local et international. Affiliée au circuit du Triangle Trust, elle bénéficie du soutien d?institutions telles que le Commonwealth Fund, la Ford Foundation, le Kuona Trust du Kenya et le Prince Claus Fund of the Netherlands. Principe de base : les questions de logement, de repas et de matériel de base, nécessaires aux participants des ateliers résidentiels, sont pris en charge par pARTage. Libérés de ces préoccupations, les artistes n?ont ainsi rien d?autre à faire que créer. La première activité de pARTage était l?organisation d?un atelier international regroupant plus d?une douzaine d?artistes de différents pays et tout autant de sensibilités locales en 2004. Depuis, les ateliers pARTage sont un événement attendu du paysage artistique.

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