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Armstrong prêt pour une sortie triomphale
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Armstrong prêt pour une sortie triomphale
L?Américain s?est taillé une place unique dans le panthéon du cyclisme en 2004, remportant pour la sixième fois consécutive la plus belle et la plus cruelle des courses.
« Je me sens bien, détendu. C?est mon dernier Tour. Je le sais et je sais qu?il n?y a rien que je puisse y faire. J?ai pris la décision de passer à autre chose », a-t-il dit jeudi, à deux jours de son dernier départ.
« Je suis moins nerveux que l?an passé. Car en 2004, je m?attaquais à un siècle d?histoire. Je m?attaquais à quelque chose qu?aucun coureur en 100 ans n?avait réussi à faire. On disait même que cela était impossible. Et c?est bien d?avoir réussi à surmonter cela, de s?être débarrassé de cette pression psychologique. »
Le coureur d?Austin, qui aura 34 ans en septembre, est apparu serein, calme, reposé et souriant, osant manier l?ironie devant les médias, dévorant chacune de ses paroles. Interrogé sur sa détermination, Armstrong a diplomatiquement répondu qu?il était prêt à remporter la Grande Boucle pour la septième fois.
« Bientôt, je vais faire autre chose. Chaque étape, chaque arrivée va être quelque chose de spécial », a-t-il dit. « Mais ma motivation à gagner reste intacte. Parce que j?aime ce pays et j?aime cette course. Et puis parce que cette année, mes enfants sont là. Ils seront présents à chaque fin d?étape. Et ce serait bien qu?ils voient leur père gagner. Qu?ils comprennent ce qu?il fait. »
Fidèle à son habitude, Armstrong a parfaitement préparé la seule course qui vaille à ses yeux depuis son retour en 1998. Il a reconnu le parcours avec minutie et il a suivi à la loupe toutes les performances de ses rivaux.
<B>Patience</B>
Il a gardé un oeil attentif sur l?équipe T-Mobile qui a décidé de modifier sa stratégie et de laisser de côté son sprinter Erik Zabel pour se consacrer au classement général. Pour son dernier Tour, Armstrong devra donc affronter trois de ses dauphins sur le Tour : Jan Ullrich, Alexandre Vinokourov et Andreas Klöden.
« Jan est dans une forme superbe et il est de plus en plus fort à chaque Tour », a souligné Armstrong. « Vinokourov est aussi très fort. Il l?a montré dans le Dauphiné libéré. Il grimpe bien et il est solide en contre-la-montre. Quant à Klöden, on ne peut jamais savoir. Si vous les mettez tous les trois ensemble, vous obtenez une formidable équipe. Ils constituent donc une triple menace. Je sais que le temps ne joue pas en ma faveur et que mes adversaires éprouvent une motivation supplémentaire car c?est la dernière occasion de me battre. Cela est plutôt une bonne chose pour le spectacle et il nous appartiendra de trouver la motivation nécessaire. »
Lorsqu?il pointe du doigt le tracé qui mènera le peloton de Fromentine à Paris en passant par les quatre massifs montagneux français (Vosges, Alpes, Pyrénées et Auvergne), l?Américain ne veut pas distinguer un moment particulier. « Les dix jours situés en milieu de course seront particulièrement décisifs. Car beaucoup d?étapes difficiles sont concentrées durant cette période. »
Chaque jour qui va passer rapprochera Armstrong de la retraite et d?un retour définitif aux États-Unis. Et il l?avoue : « Certaines fois, dans ce métier, on a envie de tout laisser tomber et de partir. Mais quand vous êtes dans une bonne journée, ce sont des souvenirs que vous gardez à jamais. »
À la veille de la dernière course de sa carrière, il était légitime que le Texan se livre à un petit pronostic, mais seulement pour l?an prochain.
« Si vous me demandez quel nom me vient à l?esprit pour le vainqueur du Tour 2006, je vous dirai sans hésiter : Jan Ullrich. » L?Allemand, vainqueur en 1997 et cinq fois deuxième, est apparu affûté comme rarement. Mais bien que calme et détendu, il ne semble pas disposé à faire preuve plus longtemps de patience.
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