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Anil Kapoor le secret de la longévité

6 février 2004, 20:00

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Concentré. Planqué derrière ses lunettes mauves, Anil Kapoor semble indifférent à la canicule, à l?agitation de l?équipe de tournage. Entre les prises de No entry, la «comédie pure» qu?il tourne actuellement à Maurice, l?acteur fait dans l?économie de gestes. Si sa partenaire Lara Dutta s?affale littéralement dans un siège en plastique rouge dès que le réalisateur Aneez Azmi dit «Cut», Anil Kapoor lui, reste debout, le dos bien droit, le poing crispé sur le dossier d?une chaise. Avant de cracher un «Chalo,» décisif, signal qu?il est prêt à recommencer la scène autant de fois que nécessaire.

Contrairement à Bipasha Basu ? qui revient sur le plateau sous les regards admiratifs qui s?attardent sur sa minijupe bariolée ? il passe de rares coups de fil. Ne s?abandonne pas à la littérature fascinante que sont les SMS. Si ses partenaires : Lara, Bipasha, mais aussi Fardeen Khan et Celina Jaitley sont presque maladivement préoccupés par leur coiffure ? dérangée par le vent du large qui balaie le Berjaya, au Morne ? Anil Kapoor, lui, met de l?ordre dans sa moustache.

Un «accessoire de mode» qu?il a teint ? ainsi que ses cheveux ? dans des nuances de blond cuivré. Une coloration qui rajeunit sa fine silhouette de quarantenaire bien conservé, habillée d?un jean en velours marron et sa chemise à grosses bandes vertes et bleues. Un physique resté le même en plus de vingt ans de carrière. Et qui ne craint pas de «se mettre en danger,» en donnant la réplique à l?imposante masse musculaire de Salman Khan, également à l?affiche de No entry.

ADMIRATEUR D?AMITABH BACHCHAN

Anil Kapoor répond sans tiquer, à la comparaison. «C?est vrai que la tendance est aux jeunes acteurs musclés. » Lui, ne fait aucun commentaire quand nous citons Hrithik Roshan. Prend le temps de la réflexion. Avant de déclarer, sur un ton calme et par mom

ent inaudible : «I admire these people, who work hard to get such great physiques. But who are those who stay for a long time in this industry? The interesting roles are for actors with more substance.»

Et Anil Kapoor de citer les noms de Big B, «qui a 61 ans,» «even Ajay Devgan, who is in his thirties already. Only strong characters survive. Des rôles comme celui que j?avais dans Biwi No.1 ou Taal, ne peuvent être joués que par un acteur mûr. They?re not kid?s roles.» Ce qui n?a pas empêché Anil Kapoor de faire appel à des noms relativement nouveaux pour le casting de No entry, film produit par son frère Boney Kapoor. La rumeur veut qu?après de longues heures de tournage, il épluche les comptes du film dans la soirée. «C?est vrai,» confirme-t-il sans se départir de son ton pondéré.

Dans No entry, l?aîné des Kapoor joue un patron de presse qui s?attire les foudres des politiciens, pour avoir fouillé de trop près dans la vie privée des hommes importants. Les rôles féminins taillés sur mesure sont campés par la timide Lara Dutta, la sévère Celina Jaitley et la voluptueuse Bipasha Basu. Face à elles sur le plateau, au Berjaya, cette semaine : un Fardeen Khan tour à tour boudeur et souriant. Avec son charmant petit air de voyou, accentué par la cicatrice sur sa joue droite et son béret noir.

Cet acteur, Anil Kapoor a déjà eu l?occasion de le côtoyer dans Om Jai Jagdish. «Its my job to keep on re-inventing myself.» Avant de s?amuser à brouiller les pistes en lançant : «You can?t change yourself, but you can change the people around you.»

Après Maurice, où il était venu l?année dernière pour le tournage de Arman, Anil Kapoor retournera à Bombay pour donner la réplique à Sameera Reddy dans Musfir.

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