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Amina Rojoa accusée de blanchiment

14 mai 2004, 20:00

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L?Independent commission against corruption (Icac) recommande au Directeur des poursuites publiques (DPP) une nouvelle accusation contre la comptable Amina Rojoa. Elle est désormais accusée de blanchiment d?argent. Selon ce qu?indique le site de l?Icac, son dossier ainsi que trois enquêtes ont été référés au DPP hier.

Il semblerait que l?Icac a pu établir un « prima facie case » contre Amina Rojoa en vertu de la section 3 (2) et (8) du Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act. Elle était auparavant accusée de « conspiracy » avec le banquier de la Mauritius Commercial Bank, Robert Lesage, pour blanchiment d?argent. Cela, dans le cadre du détournement de fonds de Rs 881,1 millions, représentant l?argent du Fonds National de Pension à la Mauritius Commercial Bank (MCB).

Amina Rojoa était responsable du suivi bancaire des dépôts du Fonds National de Pension. Elle a découvert, avec stupeur, qu?ils s?étaient volatilisés. Elle rencontre, début février 2003, le Premier ministre pour l?en informer. Le 27 février, elle est arrêtée et accusée de « conspiracy » avec Robert Lesage. Depuis, revendiquant son droit au silence, elle refuse de donner toute explication. Elle avait été transférée au Management Audit Bureau après la découverte du détournement allégué.

L?homme de loi de la comptable, Me Jim Seetaram, qui a, jusqu?ici, demandé à la cour de rayer les charges pesant sur elle, est « perplexe » quant à la décision de l?Icac de modifier l?acte d?accusation. Il se réjouit néanmoins que l?enquête sur sa cliente est terminée. « Un prima facie case à ce stade ne représente rien. Il faut encore que le DPP soit du même avis et engage des poursuites pour ces mêmes accusations», soutient-il.

Trois autres cas ont été référés par l?Icac au DPP. Il s?agit d?un cas de corruption à la douane impliquant Ashok Dhurbarrylall et Sooryadevsing Purmah. La commission recommande des poursuites pour « bribery by public official » sous le Prevention and Corruption Act 2002. Le troisième cas implique le département de la police : le constable Maunick est soupçonné de corruption.

Des fonctionnaires du ministère du Commerce et un bijoutier de Lallmatie sont aussi dans le collimateur de l?Icac. Cette dernière recommande au DPP de poursuivre Aatish Balgobin pour « bribery of public official ». Les fonctionnaires Hoomansh Nuckchadee et Raj Rewa doivent, eux, répondre du fait d?avoir obtenu une « gratification ». Il s?agit, selon la loi, « d?un cadeau, une faveur, un escompte et tout autre avantage obtenu par un public official.

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