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Ambassadrice de la beauté
Elle rêve d?un monde plus beau. A sa façon. C?est-à-dire un monde où les hommes et les femmes seraient plus beaux. Et en forme. Plus conscients de l?importance dune bonne hygiène de vie. Pour le bonheur de leur apparence et de leur santé. L?esthétique compte beaucoup pour Géraldine Mamet. «Je suis très attirée par l?apparence. Une personne rondelette, c?est ok. Mais une personne obèse est naturellement moins attirant à mes yeux.»
D?où son Wellness Festival. Qui en était à sa troisième édition cette année. Ce salon du bien-être s?est terminé dimanche à Mer-Rouge. «Satisfaisant» du point de vue de ses exposants. Du sien, un peu moins. C?est pourquoi l?année prochaine, elle compte «retourner à mes anciennes amours» en exposant à Grand-Baie. Comme pour les deux premières éditions du concours.
En bonne professionnelle, elle veut s?ouvrir les yeux à ce qui se passe ailleurs. Pour ameliorer son offre, elle s?est rendue en Afrique du Sud pour visiter le salon Beauty Africa. Elle réalise alors à quel point Maurice était «loin derrière dans cette industrie. Il y avait beaucoup à faire». Elle s?occupe donc d?adapter ce qu?elle a vu au marché mauricien. Etant donné que «nous n?avons pas les moyens de faire pareil. Mais ca va en s?ameliorant au fil des annees».
C?est le sixième salon de Géraldine. Elle a commencé par un salon des loisirs, puis deux salons du mariage avec Publi-Promo. Pour ensuite faire cavalier seul avec le Wellness Festival. Etre seule ne lui fait pas peur du tout. «Pourtant je suis assez trouillarde dans la vie. Mais pas dans ma profession? Parce que j?y crois.»
«J?ai besoin de bouger d?ici au moins une fois l?an. J?adore mon pays, mais c?est trop petit. J?étouffe.»
Elle n?y a certes pas toujours cru. Il y a eu le «flop» du Salon des Loisirs et du jardin au Ruisseau-Créole qui avait entamé son enthousiasme. «Une erreur de jeunesse qui m?avait découragée à l?époque.» Mais elle va de l?avant. Oublie les expériences douloureuses. C?est pour cela qu?elle ne parlera pas de sa vie personnelle.
C?est une battante Géraldine. Qui se fixe des objectifs et se charge de les atteindre. Sans tergiverser. «Pourtant, je suis du signe de la Balance. Et nous sommes toujours indécis. Mais là, moi je n?ai pas hésité. C?est cela ma force : je suis passionnée.» Un peu trop. Ce qui fait d?elle une boulimique du travail. Résultat : «Les enfants me reprochent de trop travailler. Un jour, ils sauront que je le fais pour leur assurer un bel avenir. Moi, je regrette de ne pas avoir pu faire des études supérieurs.»
Perfectionniste aussi. Autoritaire. Rancunière, Hyper-sensible. Exigeante. Qui n?aime pas déléguer. Pour mieux tout contrôler. Du genre à monter très vite sur ses grands chevaux. C?est elle qui le dit. Elle a mauvais caractère. Elle l?avoue. Depuis le temps, elle a mis «beaucoup d?eau dans mon vin». Reste qu?il y a encore du travail à faire.
A part ses salons de la beauté, de la forme et de la santé, Géraldine est aussi la directrice de Glitter Co. Ltd. qui s?occupe de la distribution de sièges ergonomiques. La compagnie existe depuis trois ans. Avant cela, Géraldine avait roulé sa bosse dans une compagnie d?assurances. Pour bouger peu à peu vers des secteurs plus en lien avec sa personnalité. Notamment la vente et la gérance d?un magasin de prêt-à-porter et une agence de mannequins.
Ayant toujours été soucieuse de son apparence. Une des clés de son titre de Miss Maurice en 1987. En 2008, presque rien n?a changé. Sauf l?âge. Elle a 40 ans maintenant. Mais toujours une taille de guêpe, des yeux qui brillent, une démarche gracieuse, un sourire envoûtant? En somme, elle tient toujours la forme, Géraldine. Ce n?est pas le fait d?être mère de deux garçons Samuel, 16 ans, et Simon, 12 ans, qui auront raison de sa féminité.
Ses secrets de bien-être : une bonne alimentation, la spiritualité, du fun, la positive attitude et du sport. Difficile d?y échapper quand on est née dans une famille de sportifs. Son père était champion de billard. Sa mère, championne de tennis, son frère, champion de planche à voile.
Géraldine, elle a passé toute son enfance dans l?eau. Ce qui lui a valu le surnom de la sirène de Pointe-d?Esny. Où ses parents avaient un bungalow. «Les gens se moquaient de moi. J?avais les cheveux châtain foncé. Mais je passais tellement de temps au soleil que mes cheveux au bout étaient tout blonds. Une vraie fille des îles.» Qui se sent «souvent claustrophobe» toutefois. «J?ai besoin de bouger d?ici au moins une fois l?an. J?adore mon pays, mais c?est trop petit. J?étouffe.»
Petite, elle faisait de la planche à voile avec ses frères. «Nous n?avions qu?une seule planche. Alors, on tirait à la courte paille pour savoir qui la prendrait avant. On y restait de 6 à 18 heures.»
Quid du futur ? Géraldine envisage de se specialiser dans le mobilier pour les hôtels et les villas de luxe. Pour faire tout cela, elle songe à prendre une assistante. Qui a dit qu?elle n?aimait pas déléguer son travail ?
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