Publicité

Amérique du sud

5 janvier 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

HUGO CHAVEZ REMANIE SON GOUVERNEMENT

Un mois après sa défaite lors du référendum constitutionnel du 2 décembre, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé jeudi un vaste remaniement de son gouvernement. Le combatif vice-président, Jorge Rodriguez, souvent rendu responsable du revers subi par le chef de l?Etat, a été remplacé par un responsable plus discret, l?ancien ministre du Logement Ramon Carrizales, et Chavez a indiqué qu?il procédait à douze autres changements au sein du cabinet.

Ce remaniement fait suite au rejet par une majorité d?électeurs vénézuéliens du vaste projet de réformes constitutionnelles qui aurait notamment permis à Chavez de briguer un nombre illimité de mandats ou de contrôler la banque centrale. Rodriguez avait été chargé l?an dernier de superviser une vague de nationalisations, dans le cadre du «socialisme du XXIe siècle» préconisé par le chef de l?Etat.

Ces derniers jours, Chavez s?est départi de son discours révolutionnaire en promettant plus modestement de s?attaquer à des problèmes concrets de la population, comme la collecte des ordures qui encombrent les rues de Caracas.

Interrogé au téléphone par la télévision nationale, le président, élu en 1998 après un coup d?Etat manqué en 1992, a estimé important de toucher les classes moyennes et d?autres secteurs de la société

Chavez, 53 ans, est proche du président cubain Fidel Castro et ses détracteurs l?accusent de vouloir imposer un régime dictatorial, même s?il a accepté rapidement sa courte défaite au référendum du 2 décembre.

LES HELICOPTERES RENTRENT SANS LES OTAGES DES FARC

Les quatre hélicoptères frappés aux symboles de la Croix-Rouge et dépêchés en Colombie par Hugo Chavez pour récupérer trois otages des des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont regagné jeudi le Venezuela, sonnant le glas de la mission.

Les Farc avaient annoncé le 18 décembre qu?elles allaient remettre à Chavez, ou à quelqu?un qu?il désignerait, l?ex- assistante d?Ingrid Betancourt, Clara Rojas, son fils Emmanuel né en captivité et la parlementaire Consuelo Gonzalez.

La libération des trois otages aurait pu créer des conditions favorables pour un échange entre la cinquantaine d?otages «politiques» des Farc ? dont la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, captive depuis février 2002 ? et quelque 500 guérilleros détenus par la Colombie. Mais les rebelles ont expliqué qu?ils ne remettraient pas les captifs car l?armée colombienne avait intensifié des opérations dans la région où ils devaient relâcher leurs otages.

Chavez a accusé le président colombien Alvaro Uribe d?avoir «dynamité» la mission. Uribe, dont le père a été tué par les Farc, a répliqué que la rébellion mentait et a affirmé à la surprise générale que les Farc ne détenaient plus l?enfant Emmanuel.

Il a annoncé que ce dernier aurait été pris en charge par les services sociaux colombiens après avoir été abandonné dans un orphelinat. Des membres de la famille Rojas se sont soumis à des prélèvements d?ADN afin d?établir la filiation de l?enfant.

Publicité