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Allégation d?attouchement : le frère du psy parle de coup monté
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Allégation d?attouchement : le frère du psy parle de coup monté
?Mon frère m?a dit qu?il avait eu des doutes concernant la double agression sexuelle dont a été victime la jeune fille. Mais cette dernière n?aurait pas apprécié cette remarque et en aurait, sans aucun doute, fait part à sa mère.? C?est ainsi, selon le frère du psychologue Richie Teeluck, que les deux présumées victimes dans l?affaire d?attouchement sexuel dans laquelle il se retrouve impliqué, auraient décidé, pour se venger, de mettre au point ce ?coup monté?.
Cette confidence aurait été faite à notre interlocuteur par son frère une semaine avant que l?affaire éclate. C?est la raison pour laquelle la fille de 12 ans et sa mère se seraient vengées en formulant une fausse allégation contre lui. Toutes deux l?ont d?ailleurs formellement identifié hier, peu avant sa comparution en cour de Bambous sous une charge provisoire d?attentat à la pudeur. A la suite de la comparution, le psychologue de 32 ans a été reconduit en cellule policière, la police ayant objecté à sa remise en liberté.
?Protez mwa...?
?Zot pe gard mwa andan ankor enn semen. Telefon li (NdlR : son avocat)??, a lancé, hier, Richie Teeluck à son père, présent en cour. C?était quelques minutes après avoir été présenté devant la magistrate. Le Police Prosecutor, le sergent Anil Goroochurn, devait l?informer qu?il comparaîtrait le 29 mai et lui conseiller d?en informer ses hommes de loi, en l?occurrence, Mes Siddhartha Hawoldar et Anupam Kandhai. ?Dir ou bann avoka fer ou bann demars??
Lorsque, à 13 h 30, Richie Teeluck, vêtu d?un blouson et d?un pantalon noirs, quitte le tribunal sous escorte policière, ses proches lui conseillent de se cacher le visage à l?aide de sa casquette vu que les photographes de presse l?attendaient à l?extérieur. ?Protez mwa?, ne cesse-t-il de répéter au policier qui l?escorte. Finalement, après avoir été mitraillé par les photographes, il regagne le fourgon de la police qui le conduit au poste de police de Flic-en-Flac où il sera détenu.
Lors de son interrogatoire qui s?est poursuivi hier matin, Richie Teeluck a fait valoir son droit au silence. La mère de la victime affirme, elle, dans une déposition à la police de Bambous, s?être rendue, le 24 avril, au Family Support Bureau en compagnie de son fils de quatre ans et sa fille de 12 ans pour une assistance psychologique. Sa fille, précise-t-elle, avait été victime d?un double viol en avril en présence de son fils.
Suspendu de ses fonctions
Elle soutient que le psychologue aurait examiné sa fille mais pas en sa présence. Il aurait ensuite vu le fils. Quand elle aurait, à son tour, été examinée le suspect lui aurait déclaré qu?elle paraissait stressée. ?Il m?a proposé une thérapie et s?est mis à me masser la tempe, puis mes épaules. Je ne me doutais de rien et il a mis ses mains à l?intérieur de ma blouse pour attraper mes seins. Je lui ai tout de suite demandé d?arrêter.?
C?est en questionnant sa fille qu?elle aurait appris que celle-ci aurait également subi les attouchements du psychologue. Richie Teeluck a, pour sa part, nié en bloc les accusations portées contre lui. Il a toutefois été suspendu de ses fonctions. L?enquête dans cette affaire a été confiée à l?inspecteur Naiken et placée sous la supervision de l?assistant surintendant de police Yousouf Soopun.
Richie Teeluck a regagné le pays en 2003, après des études en psychologie pendant sept ans en Inde. Ce célibataire habitant Stanley a ensuite été embauché comme psychologue au ministère de la Femme.
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