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Allergies : fermeture du «Mauritius College» (filles)
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Allergies : fermeture du «Mauritius College» (filles)
«J?ai vraiment eu peur pour ma fille. Elle a des antécédents et je ne veux pas qu?elle soit à nouveau victime d?allergies», s?insurge une jeune maman. A midi, elle a appris que sa fille, élève du Mauritius College, était à l?hôpital, en proie à des démangeaisons sur tout le corps.
Au total, une quarantaine de collégiennes de cet établissement secondaire de Curepipe se sont retrouvées à l?hôpital Victoria, à Candos, hier, à la mi-journée, pour des allergies dont l?origine est encore inconnue. Ajouté aux 28 cas de lundi et au cas de vendredi, cela fait beaucoup, estiment parents et élèves. La direction de l?école en a pris acte et a décidé de fermer le département des filles aujourd?hui. La réouverture est prévue pour lundi, étant donné que l?établissement ne fonctionne ni jeudi ni vendredi pour cause de «mid term break ».
«Nous avons des craintes parce que nous ne savons pas où se situe le problème», raconte une élève de Form V. Les premiers échantillons prélevés par le ministère de la Santé, lundi, ont révélé la présence d?acariens, parasites qui peuvent déclencher des allergies chez certaines personnes. «Cependant, pour le moment, rien n?indique que c?est cela qui a tout déclenché», confie une source au ministère.
Alors que lundi, une seule classe, celle de Form IV, était touchée, hier, le problème s?est étendu aux autres. Pour l?instant, la Santé, les officiers du ministère de l?Education et la direction du Mauritius College ne trouvent aucune explication au problème. Le service entomologique de la Santé a prélevé de nouveaux échantillons.
Lundi, une seule classe a été désinfectée. Mais ces trois jours de congé serviront à soumettre tout le bâtiment à un exercice de fumigation, couplé à un nettoyage en profondeur.
Les autorités s?interrogent, cependant. Si ces cas sont réels, il y a peut-être de l?exagération de certaines élèves. «Sur place, on constate que quelques-unes ne sont peut-être pas tout à fait sincères», confie un officier. D?autres penchent pour une psychose collective causée par des cas réels. Les parents, eux, excluent cette hypothèse. «Nos enfants se sont retrouvés à l?hôpital. Est-ce que c?est imaginaire ?», affirme une mère. Les deux hospitalisées lundi sont rentrées et sont sous observation.
La direction n?a pas souhaité s?exprimer. Certains parents déplorent d?ailleurs le manque de communication de sa part.
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