Publicité
Albert Camus, étranger à l’indifférence
Par
Partager cet article
Albert Camus, étranger à l’indifférence
“L’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde.” Ce monde fâcheux, Albert Camus un 4 janvier. C’était en 1960. Prix Nobel de littérature pour l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes, Camus quitte la vie qu’il a tant observée dans le fracas d’un accident de voiture. Elevé au rang de légende, l’écrivain devient un modèle pour toute une génération qui admire cet humaniste.
Sa carrière brusquement interrompue fut celle d’un psychologue au chevet de la fragilité humaine, doublée de celle d’un moraliste. De lui, les critiques diront qu’il a poussé l’honnêteté intellectuelle jusqu’au bout, “avec une réserve et une sobriété toutes classiques.” C’est ainsi qu’il donne la priorité aux idées et refuse de sacrifier à la magie du style.
Les lecteurs n’ont pas non plus manqué d’être sensible à l’ironie et à l’humour de ce communiste qui refusa l’étiquette d’existentialiste. En 1943, Camus rencontre Sartre. Le choc des sensibilités finira dans un divorce douloureux. Puis il travaille comme journaliste à Combat qui est diffusé clandestinement et devient lecteur chez Gallimard.
En 1951, Camus défend dans un nouvel essai, L’Homme révolté, une conception très personnelle de la lutte sociale et politique. Lorsque surviennent les événements d’Algérie, l’écrivain hésite entre l’attachement à sa terre natale et la légitimité des revendications algériennes : il s’enferme dans le silence.
Une méditation pour mieux retrouver les sensations Mondovi, parcelle de terre algérienne où il a vu le jour en 1913. Son père, ouvrier agricole, meurt en 1914, au champ de bataille de la Première Guerre mondiale. Frappé par la pauvreté où il passe enfance et adolescence, Camus n’oubliera jamais les images de manque qui défilent devant ses yeux d’enfant.
Journaliste au quotidien du Parti Communiste, Camus militera pendant la Seconde Guerre mondiale dans un mouvement de résistance où il sera chargé de missions de renseignements. En 1942, Gallimard accepte de publier L’Etranger, le roman qui lui vaudra une célébrité durable célébrité. La critique salue en Meusault, personnage central de l’Etranger, un “héros de notre temps”.
Publicité
Publicité
Les plus récents