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Afrique : des “comptoirs” pour écouler des produits
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Afrique : des “comptoirs” pour écouler des produits
Exposer et écouler ses produits dans des pays africains ne sera plus de pénibles tâches. Des Mauritian trading houses ouvriront leurs portes dans cinq pays. Le budget 2006-2007 en fait mention. La concrétisation du projet est enclenchée, les appels d’offres sont déjà lancés.
Ces “comptoirs de commerce” seraient opérationnels au Kenya, en Afrique du Sud, dans le nord de la Namibie qui donnera accès à l’Angola, la Tanzanie et au Mozambique, et Madagascar. D’ailleurs, à la Mauritius for Africa Fair, d’importantes délégations d’acheteurs kenyans, tanzaniens et sud-africains avaient fait le déplacement pour prospecter auprès des producteurs mauriciens, en quête d’ouverture sur l’Afrique.
Ces entités, vitrines du label local, s’insèrent dans une stratégie à quatre volets d’Enterprise Mauritius. La fin recherchée est de dénicher et d’augmenter des parts dans le vaste marché que représente le continent. Dans le discours budgétaire du 9 juin dernier, le ministre des Finances, Rama Sithanen, avait expliqué que ces organismes feront le marketing, prendront les commandes et écouleront en vrac.
En somme, les trading houses seront les ponts entre les petites et moyennes entreprises locales, la région et le marché global. “Ces trading houses seront des comptoirs de commerce, un moyen de pénétration plus puissante dans les territoires qui nous intéressent. Nous allons incessamment lancer des appels d’offres pour des études de faisabilité”, a fait ressortir le président du conseil d’administration d’Enterprise Mauritius, Amédée Darga, en début de semaine.
La State Investment Corporation sera partie prenante du projet en apportant le “capital risque”. Or, selon Amédée Darga, l’idée n’est pas de créer des organismes parapublics dans ces pays mais des compagnies privées. On y retrouverait “quelques gros acteurs”, et ensuite les petits qui ont le marché régional comme intérêt. “En termes simples, nous allons amener ces acteurs à créer un grossiste au Kenya, à Madagascar pour vendre leurs produits”.
Il ne suffit pas de créer des trading houses pour se dire que le commerce sera florissant. La diplomatie a un rôle prépondérant à jouer quand il s’agit du commerce international. Sur ce volet, a souligné Amédée Darga, ce sont les négociations bilatérales qui permettent d’ouvrir “l’accès plus rapidement avec certains pays”. Ce soutien se traduirait par la présence d’un représentant diplomatique dans certains pays. Là, une fois de plus, il n’est pas question d’ouvrir des ambassades mais des consulats, qui “faciliteront le commerce par rapport aux contraintes qui peuvent émerger parfois dans l’activité commerciale”.
Entre-temps, en attendant que ces projets aboutissent, Enterprise Mauritius entreprend des études de marchés “très ciblé” sur des produits et services dans ces pays. Des données qui s’avéreront très utiles au moment de l’exportation vers ces pays.
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