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Affaire Lagesse : le début de l?enquête préliminaire retardé

4 mai 2005, 00:00

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Une fois n?est pas coutume, l?accusation et la défense se sont mises d?accord concernant un délai de deux semaines pour le début de l?enquête préliminaire dans l?affaire Vanessa Lagesse, styliste retrouvée morte en 2001. Cela, parce que l?accusation n?a pas été en mesure de fournir tous les éléments du dossier à la défense. L?affaire sera donc appelée pour la forme le 20 mai 2005. Les deux parties communiqueront alors une date commune pour l?audition du premier témoin.

L?accusation aura alors été en mesure de combler la lacune ayant amené au délai : elle n?aurait pas eu le temps de faire des copies des photos prises au cours de l?enquête policière (trois albums) pour les remettre à la défense. La comparution de Bernard Maigrot hier devant le magistrat Azam Neerooa a donc été de courte durée. Il était, comme à l?accoutumée, soutenu par son épouse, Isabelle.

Le juge Asraf Caunhye avait ordonné, dans un jugement rendu le 21 avril 2005, à l?accusation, représentée par Me Mehdi Choonee, Senior State Counsel, assisté de Me Nanda Reddy, State Counsel, de communiquer à la défense tous les documents (à l?exception des trois albums photos) qu?elle compte produire au cours de l?enquête préliminaire. Bernard Maigrot avait réclamé ces documents afin de mieux préparer sa défense et de permettre à son avocat de contre-interroger les témoins, surtout les scientifiques.

Me Gavin Glover est venu prêter main-forte à l?équipe d?avocats dirigée par Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, pour assurer la défense de Bernard Maigrot.

Appel des proches

Le corps de Vanessa Lagesse avait été retrouvé dans la baignoire de son bungalow, à Grand-Baie, il y a quatre ans, soit le 10 mai 2001. Les proches de la jeune femme, notamment sa mère et sa s?ur, ont récemment fait un appel pour accélérer les choses afin que justice soit faite. Le tribunal de Mapou devait fixer, hier, les dates pour les audiences. Mais ce nouvel élément vient chambouler le cours des événements.

Il est, en effet, primordial, avait expliqué le juge Asraf Caunhye dans son jugement concernant la remise des ?documents scientifiques?, à Bernard Maigrot, que ce dernier soit en possession desdits documents bien avant que ne soient assignés les divers témoins. Cela justement afin d?éviter des renvois.

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