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Affaire Harte : l’étau se resserre autour de Dassen Narayanen
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Affaire Harte : l’étau se resserre autour de Dassen Narayanen
Dassen Narayanen, l’ancien vigile de l’ex-hôtel Legends, (désormais Lux) devrait être poursuivi pour l’assassinat de Michaela McAveary Harte survenu le 10 janvier 2011. C’est là l’avis de la cellule spéciale du Central Criminal Investigation Department (CCID). Mais il appartiendra au Directeur des poursuites publiques (DPP) de trancher.
L’affaire Harte sera d’ailleurs évoquée lors des questions parlementaires ce matin. Le député du Mouvement socialiste militant, Nando Bodha, veut savoir du Premier ministre où est l’enquête policière sur cette affaire.
En fait, c’est depuis mi-décembre 2012 que cette cellule spéciale a fait ses recommandations au DPP. Elle avait été mise sur pied après l’acquittement de Sandip Moonea et Avinash Treeboowon, en cour d’assises le jeudi 12 juillet 2012.
Le DPP avait réclamé la réouverture de cette enquête. Et c’est ainsi que le commissaire de police d’alors, Dhun Iswur Rampersad, avait confié cette tâche à cette équipe du CCID, menée par le surintendant de police, Yeshwantsing Cally, le chef inspecteur Manmohun Seeballuck et l’inspecteur Roland Dabeesing.
Selon nos recoupements d’information, cette équipe du CCID a soumis un rapport long de plus d’une cinquantaine de pages, avalisé par l’adjoint au commissaire de police, Rampersad Sooroojebally. Elle fait le récit du jour du drame et passe à la loupe le rôle de Dassen Narayanen, âgé de 28 ans. Dassen Naraynen avait, lui, été arrêté pour complot dans le but de commettre un vol. L’accusation avait été rayée 1er mars 2013.
L’équipe du CCID s’est notamment attardée sur la déposition de l’ancien vigile de l’hôtel dans la première enquête. Au cours de celle-ci, il avait avoué avoir volé la Master Card de la chambre 1025. Chambre occupée alors par le couple John et Michaela McAveary Harte, qui était en lune de miel à Maurice. Toutefois, il avait affirmé avoir remis cette carte à Sandip Moonea.
Après avoir interrogé d’autres personnes dans le sillage de son enquête, l’équipe a rassemblé divers éléments qui mettent l’ancien vigile à mal. Par exemple, le fait qu’il aurait insisté pour être de garde à proximité de la chambre 1025 alors qu’il aurait dû être affecté à l’entrée de l’hôtel. Or, à cet endroit, il avait vue sur le bar où ce couple irlandais se trouvait et pouvait donc épier ses déplacements.
Autre élément accablant contre le suspect : il aurait volé une carte magnétique à la Control Room. Et cette carte de sécurité donnait accès à toutes les chambres du bloc où se situait la chambre 1025.
Puis, il y a le fait que, ce jour-là, il était en possession d’un passe-partout des coffres-forts de ce bloc de bungalows. De plus, des tests ADN effectués en Angleterre au cours de la première enquête ont lié Dassen Narayanen à la carte magnétique. Au cours de la deuxième enquête, d’autres tests ADN ont, du reste, été confiés à un laboratoire de Bordeaux, en France.
Dans ce nouveau rapport soumis au DPP, les enquêteurs ont également demandé que des témoins puissent être interrogés à nouveau. Notamment un ressortissant allemand ou encore la fiancée de Dassen Narayanen. Cette équipe souhaite en outre que les appels et SMS des vigiles de l’hôtel ainsi que ceux de Dassen Naraynen soient passés au crible.
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