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Accusés d’avoir saccagé une école, ils sont acquittés
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Accusés d’avoir saccagé une école, ils sont acquittés
Vingt habitants de Nouvelle- Découverte ont été acquittés hier en cour intermédiaire. Ils étaient accusés d’avoir saccagé l’école primaire de Nouvelle-Découverte. Cela à la suite d’un accident qui avait causé la mort d’une habitante de la localité, Rooksanah Gokool.
La police reprochait à 16 d’entre eux d’avoir fait voler en éclats 125 vitres des portes et des fenêtres de l’école du quartier. Les quatre autres étaient poursuivis pour avoir endommagé des armoires, des pupitres, des chaises, des vases à fleurs et des livres.
Cependant, la magistrate Shameem Hamuth-Laulloo a estimé que l’accusation n’a pu établir que ces 20 personnes ont effectivement participé au saccage de l’institution primaire en question. D’ailleurs, elles ont toutes nié avoir participé à ces actes de vandalisme.
<B>Une foule hostile</B>
L’affaire remonte au 18 mars 1998. Il est environ 10 heures quand survient un accident qui implique une enseignante de l’école primaire de Nouvelle-Découverte et une habitante de la localité. En l’occurrence Rooksanah Gokool qui y trouve la mort.
Une foule de 175 à 200 habitants se masse d’emblée sur la route Royale menant à l’école pour protester. Ils scandent des slogans hostiles à l’égard de l’enseignante qui conduisait la voiture. Puis ils font carrément irruption dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Les parents d’élèves sont là aussi et très remontés contre cet accident. Ils affirment avoir, à maintes reprises, attiré l’attention des députés de l’endroit, à cette époque-là, sur l’insécurité de la route principale traversant le village. Ils disent avoir même manifesté contre cela.
Les élèves, choqués, cèdent à la panique. Ils sont nombreux ceux qui se mettent à pleurer. La foule s’en prend à l’enseignante en lui lançant : “Bizin ferm lekol, bizin ouver otoekol. Travay lapolis pa bon.”
A l’arrivée de la police qui veut les ramener à l’ordre, c’est la colère décuplée et des reproches : “Ansenian ki finn touy dimoun zot pa arete. Nou zot arete. Aret fer linzistis !” La foule aurait même, d’après les témoignages versés au dossier, lancé des pierres dans les salles de classe. La manifestation dure quelque 30 minutes avant que les personnes ne se dirigent vers la maison mortuaire pour les funérailles de Rooksanah Gokool.
<B>“Pauvre évidence”</B>
A la suite de cet incident, il n’y a pas eu de classe à l’école primaire de Nouvelle-Découverte pendant quelques jours en attendant que les esprits se calment et que les choses retournent à la normale.
En cour, l’inspecteur Ramen a soutenu que la police avait eu beaucoup de mal à contenir la colère des manifestants et que leur priorité était d’évacuer les élèves de l’école. Ce qui explique que les policiers n’ont pu identifier les fauteurs de trouble.
Ce qui explique aussi le verdict d’acquittement des 20 accusés par la magistrate Shameem Hamuth-Laulloo qui a parlé de “poor quality of the identification evidence”.
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