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Accord MT?Orange :Bérenger veut des chiffres

21 avril 2008, 00:00

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En attendant le 1er Mai, le Mouvement militant mauricien (MMM) multiplie les congrès à travers le pays. Ce n?est qu?après cette date que le bureau politique «discutera de Madan Dulloo». «Si pa allians ou reintegration dan MMM, pa fine ena auken discussion», devait dire le leader de l?opposition et du MMM, Paul Bérenger, lors de son point de presse hebdomadaire, à Rose-Hill. Il a également fait un survol de l?actualité.

Mauritius Telecom ? Orange

«Choqué» et «révolté » par «sa zistoir Mauritius Telecom-Orange», Paul Bérenger ne nie pas que le gouvernement a empoché en 2000-2001 «ene gro lamone», soit quelque Rs 7 milliards, avec le deal Mauritius Telecom (MT)?France Telecom (FT). C?est d?ailleurs pourquoi aujourd?hui, il voudrait savoir combien Orange empoche. «Tout se fait dans le plus grand secret. Aujourd?hui, nous ne savons toujours pas ce qu?Orange gagne dans cette histoire. Bizin kone», devait-il dire. Le leader de l?opposition s?est également dit «révolté» de la déclaration du P.-d.g. de France Telecom quant au fait que le téléphone fixe reste une prérogative de Mauritius Telecom. «Tout le monde sait que c?est dans la téléphonie mobile et dans Internet que se trouve gro lamone la. Pa dan telephone fixe», s?insurge Paul Bérenger. Tandis que le contrat d?alors avait pour but de faciliter l?expansion de MT dans la région, le leader de l?opposition soutient que FT a tout fait pour «saboter» ces tentatives. «Et aujourd?hui, c?est le brand Orange qui va aller dans la région et non pas MT.» C?est, dit Paul Bérenger, le «droit de veto» inclus dans le contrat de 2000 ? 2001 qui a permis à FT de «saboter» les tentatives de percées de Mauritius Telecom dans la région. Pour se défendre le leader des Mauves explique que sans ce «droit de veto» France Telecom «pa ti pu vini».

Conférence de la SADC

S?il salue la tenue de la conférence de la SADC à Maurice, le leader de l?opposition est d?avis qu?il n?est pas possible de parler du combat contre la pauvreté si «pa dir narien lor Zimbabwe». Le Zimbabwe qui, dit-il, a été dans le passé, le «grenier de la région» et qui, aujourd?hui, est dans une «crise profonde». «Fode pa ena hypocrisie. Ici mem, nu pe fer le contrer ki kombat la povrete», soutient Paul Bérenger. Il en veut pour preuve une déclaration de Rama Sithanen à l?Assemblée nationale «reconnaissant» que des Rs10 milliards budgétées pour l?année 2007-2008 «pour le développement», «seulement trois milliards» auraient été dépensés durant les neuf premiers mois de l?année. «Zot pa fine construir ene sel lozmen type Firinga depuis 2005. Certes, les constructions entamées ont été terminées, mais il n?y a eu aucun nouveau chantier», s?insurge Paul Bérenger. Alors que, dit-il, «tout le monde sait que le logement social est un outil clé dans le combat contre la pauvreté».

PRB et compensation salariale

Certes, Paul Bérenger est d?avis que les fonctionnaires et les employés des organismes parapublics «méritent pleinement un bon PRB» mais il pense également qu?il ne faut pas qu?il y ait «deux poids deux mesures» et que les employés du secteur privé, eux aussi, méritent «leur dû». Paul Bérenger a dénoncé les «zigzags» dans la politique monétaire. «(?) ils ont laissé dégringoler la roupie. Cela a eu un impact terrible sur l?inflation. Le ministre des Finances et la Banque de Maurice sont coupables», soutient-il. Selon le leader de l?opposition, ce sont ces «zigzags» qui empêchent les industriels mauriciens de planifier à court terme leurs actions. Pour Paul Bérenger, il est grand temps d?arrêter avec ces «zigzags». «Il faut une roupie stable».

Sécurité alimentaire

Le leader de l?opposition est revenu sur sa stratégie, qui se décline en cinq points, pour contrer la crise alimentaire. Outre le fait de mettre l?accent sur la production locale, d?utiliser avec précaution les OGM et penser à investir dans d?infrastructure pour le stockage de blé et de riz, Paul Bérenger estime que le gouvernement devrait user de la diplomatie et faire jouer ses relations privilégiées avec les pays tels que Madagascar, l?Inde et le Pakistan «pour nous assurer certains marchés à l?avenir». Il devrait, selon lui, y avoir un effort soutenu de l?Etat mais également du secteur privé et des planteurs en ce sens.

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