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Aboobakar Toorawa signe le logo
Son père, Akhtar Toorawa, est un membre actif de la Fédération mauricienne de tennis (FMT) et son frère aîné, Abdullah, fait partie de l?élite de cette même discipline. Comment donc Aboobakar aurait-il pu faire bande à part ?
Du 20 au 26 mars, Maurice accueillera les Championnats d?Afrique Juniors. Le jeune Aboobakar a marqué sa participation en dessinant le logo de cet événement.
Durant la semaine écoulée, la Fédération internationale de tennis (FIT), a officialisé le logo. Le jeune homme qui fêtera ses quinze ans le 15 mars se dit ravi. ?J?ai travaillé là-dessus pendant une semaine, afin de l?envoyer dans les délais à la FIT. Et puis, il y a eu les modifications que la FIT m?a demandé de faire au niveau du titre et des couleurs?, explique-t-il. ?Le gros du travail a été fait à travers des logiciels informatiques. L?informatique, c?est ce que je maîtrise le plus. C?est dans cette filière que j?espère construire ma carrière?, confie-t-il.
Pour son oeuvre, Aboobakar s?est inspiré du développement du tennis sur le continent africain. Les deux palmiers représentent deux joueurs se saluant avant un match et les cinq feuilles représentent les cinq régions d?Afrique. ?Si la balle de tennis est dans un état embryonnaire, c?est que le tennis en Afrique est encore dans une phase de développement?, explique Abbobakar. Le reflet de cette même balle est projeté sur le sable en cinq différents tons. ?Le plus foncé représente les pays en voie de développement et le plus pâle, les pays les plus avancés du programme de développpement?, précise-t-il.
Deux lignes rouge et bleue représentent l?espoir que placent les jeunes joueurs en leurs dirigeants. ?L?espoir et la confiance sont des sentiments positifs. C?est pour cela que j?ai choisi des couleurs gaies qui sont en harmonie avec les autres couleurs utilisées?, précise-t-il.
Le titre de la compétition ?28th ITF/CAT African Juniors Championships? avec un effet brossé traduit l?énergie mise dans l?organisation de ce prestigieux événement.
Par ailleurs, quelques similitudes peuvent être constatées avec le logo du Mauritius Open, le dernier événement tennistique que Maurice a accueilli en décembre dernier. Pour le Mauritius Open, la balle surplombait la mer alors que dans l?oeuvre d?Aboobakar, la balle se reflète sur le sable. Les cocotiers du Mauritius Open ont été préférés aux palmiers. Pour Aboobakar, deux philosophies différentes se cachent derrière chaque oeuvre : ?Je n?ai jamais comparé les deux logos. Je n?y ai même pas pensé. Cependant, le sable, la mer, les cocotiers et les palmiers caractérisent l?île Maurice. C?est normal qu?on les retrouve dans différentes oeuvres?, explique-t-il.
Pour celui qui a tapé dans la balle jaune pour la première fois en 1997, la compétition devait être une autre paire de manches. ?En 1997, j?étais même compétiteur dans la catégorie poussine. Malheureusement, je terminais toujours deuxième?, dit-il. Après une saison, Aboobakar se retire des courts. ?J?aime le tennis mais je préfère être dans les gradins que sur les courts?, lâche Aboobakar. Son retrait de la compétition ne devait pas pour autant l?éloigner du tennis. Accro de l?informatique, il donne un coup de main à l?administration. ?Durant les Jeux des îles, il a même assisté le directeur du tournoi, Iain Smith, lors des tirages au sort?, lance son père Akhtar Toorawa.
En matière de soutien, Aboobakar répond toujours présent : ?Je serai toujours là quand la fédération aura besoin de moi?, histoire de perpétuer la tradition tennistique de la famille.
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