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50 % des skippers échouent au test
Comment porter un gilet de sauvetage, que faire si un homme tombe à l?eau, comment accoster un bateau? Ce sont des rudiments que tout skipper digne de ce nom devrait connaître. Pourtant, ils ne sont que 50 % à réussir aux examens de la Tourism Authority (TA). « Les candidats qui ne réussissent pas ne sont pas forcément bêtes.
Ils manquent tout simplement de formation », fait ressortir le capitaine Mahendra Babooa, un formateur de la TA. Les cours sont dispensés à la Sea Training School. Selon les estimations officielles, 5 143 skippers utilisent des bateaux de plaisance. La majorité travaille avec des permis provisoires, alors que certains n?en ont pas. De mars 2004 à avril 2005, des examens ont été organisés pour 1 186 d?entre eux. Et 355 n?ont pas donné signe de vie pour des raisons diverses.
Sur les 691 qui ont pris part aux examens théoriques, seuls 389 ont passé le cap. Après l?épreuve pratique sur l?eau, seuls 213 ont réussi. Les plaisanciers expliquent le fort taux d?absentéisme par le fait que « les questionnaires s?étendent sur la navigation portuaire, alors que nous utilisons des bateaux de plaisance ». Ainsi, tout aspirant skipper doit passer un examen écrit ou oral.
Une épreuve pratique s?ensuit. Les examens obligatoires ont mis du temps à se concrétiser. En 2003, un groupe de skippers a intenté une action légale pour contester le principe du test.
Ils pensaient être pénalisés du fait de leur illettrisme. Ils ont été finalement déboutés par un jugement de la Cour suprême.
Toutes les chances sont mises du côté des aspirants skippers. Pour que les examens soient plus accessibles, des épreuves orales sont proposées à ceux qui ne savent pas lire et écrire. Le code de la mer, auparavant en français et en anglais, a été traduit en kreol et sera bientôt disponible dans les librairies.
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