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Randonnée: attention danger !
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Randonnée: attention danger !
Dimanche dernier, cinq Mauriciens partis en randonnée à Sept Cascades ont vu leur journée virer au cauchemar. Les randonnées sont souvent synonymes de sport et de détente mais les participants doivent être préparés physiquement et mentalement avant de se lancer. Plusieurs, qui ne l’ont pas fait, l’ont payé cher. Témoignages et recommandations.
Chaussures de marche aux pieds et casquette vissée sur le haut du crâne, on se dit, en se lançant dans une randonnée, que la journée sera riche en aventures et qu’on rentrera tranquillement chez soi après des heures d’escalade et de marche. Or, pour plusieurs randonneurs, l’aventure a tourné au vinaigre. À l’instar de trois amis, âgés entre 27 et 30 ans, qui prévoyaient d’escalader la Montagne-Longue pour descendre par la suite du côté de Cité La Cure, à Port-Louis.
À un moment, ils se sont retrouvés coincés durant plus de 14 heures à côté d’une falaise. C’est déjà arrivé en mars, avant le confinement. Bryan, l’un des rescapés, a accepté de se confier à l’express. «Nous étions partis à la découverte de nouveaux endroits. Nous n’avions aucune idée du lieu, même si nous habitons la région voisine», relate-t-il.
Le jour venu, l’ascension a débuté calmement vers 9 h 30 mais les trois amis se sont retrouvés en difficulté près d’une falaise. «Nous sommes restés coincés dans les buissons et nous nous sommes retrouvés juste à côté d’une falaise d’environ 500 m. Vers 16 heures, nous étions perdus. C’est alors que nous avons décidé de demander de l’aide», explique Bryan.
Ils ont contacté le Groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM) mais on leur a fait comprendre que l’emplacement où ils étaient bloqués était inaccessible. D’ailleurs, les pompiers, arrivés sur les lieux, n’ont pas pu atteindre la falaise.
Les hommes du GIPM sont arrivés vers 20 heures et ont tenté également d’atteindre la falaise mais celle-ci était malheureusement inaccessible, étant trop haute. Le groupe d’amis a appris, par la suite, qu’un des policiers s’était blessé lorsqu’il a tenté de les rejoindre. Les randonneurs bloqués sont donc restés dans la forêt toute la nuit jusqu’au lendemain matin.
Affamés et fatigués, les trois amis ont passé la nuit à la belle étoile. «J’ai dû dormir sur un arbre», confie Bryan. «Même s’il faisait environ quatre mètres, j’ai grimpé sur l’arbre car c’était le seul moyen de capter une communication avec l’équipe du GIPM.» Comme il est plus débrouillard et a une petite expérience des randonnées, il a pu s’en sortir. Ses amis, par contre, ont eu plus de mal à résister à ce coup dur. «L’un de mes amis était très faible. Nous n’avions plus d’eau, ni de nourriture. Notre objectif était de survivre jusqu’à l’aube.» L’équipe héliportée est arrivée à 6 h 30 le lendemain matin et a pu secourir les trois amis.
Les associations de secouristes se chargent régulièrement de secourir les gens égarés lors de randonnées. Selon eux, les informations sur les bonnes pratiques à adopter pour aller en randonnée en toute sécurité ne sont pas accessibles à tous les Mauriciens. Olivier Julie, secouriste de l’association L’Ordre de Malte Maurice, donne des conseils aux amateurs et aux professionnels de randonnées. «Lorsque l’on se blesse ou l’on se perd, c’est souvent en raison du manque de préparation par rapport au parcours», explique le secouriste. «Les amateurs peuvent également sous-estimer leur condition physique, et dans ce cas précis, le moral lâche sur un parcours plus long que prévu, et cela entraîne un stress, de la panique, ainsi que le sentiment d’être perdu.»
La première mesure à prendre est de planifier le parcours et de vérifier la météo. Des applications mobiles telles que Weather ou Wilkilock faciliteront la planification du parcours et seront utiles lors de la randonnée. «Il faut toujours prévoir un plan B ou un point de sortie au cas où il y ait un blessé ou un changement de temps, ou un autre danger», ajoute Olivier Julie.
Dans les cas mentionnés, il est également important de rester groupés et de transporter avec soi un minimum de produits de premiers secours comme un bandage, du désinfectant, des bandes adhésives et du spray antidouleur. Le secouriste recommande également de prendre conseil auprès des gens qui connaissent le parcours et cela peut être utile, dans certains cas, de prendre contact avec ceux de la localité, qui pourraient se révéler d’une grande aide pour se repérer. Un bâtiment au loin, ou un grand arbre pour maintenir le cap peuvent aussi être pris comme point de repère. De plus, si l’on s’égare, les sauveteurs doivent être en mesure de voir et d’entendre les randonneurs. «Ils peuvent se rendre audibles et visibles aux sauveteurs par le son d’un sifflet ou en agitant un vêtement au bout d’un bâton.» La dernière consigne et non des moindres : «On ne s’aventure pas en zone inconnue».
Huit interventions effectuées par les pompiers depuis janvier
<p>Depuis le début de l’année, les membres du <em>Mauritius Fire and Rescue Service</em> ont procédé à huit opérations de sauvetage de randonneurs. Au total, 24 personnes ont été secourues par les autorités. Ces opérations ont été effectuées à Eau-Bleue, Alexandra Falls, à la Tourelle de Tamarin et à Plaine-Champagne, entre autres.</p>
Une expédition de 100 km pour combattre l’addiction à la drogue
<p>Trois Mauriciens, amoureux de la nature, entameront une expédition du 27 au 29 août. Le but de cette initiative est de sensibiliser les jeunes Mauriciens aux bénéfices du sport et aux dangers de la drogue. Les participants, dont Pascal Laroulette, qui a déjà participé à deux challenges sportifs dont le <em>Twenty Peaks Challenge</em> et l’escalade de dix sommets pour le sauvetage des coraux, Emmeline Potié et Jean-Jacques Lafrance, passionnés de nature et de randonnée, s’engageront dans un parcours de 100 km à Chamarel avant de se rendre à Surinam et ils termineront cette randonnée au Pieter Both.</p>
<p><em>«C’est après une visite à cité Sainte Claire à Goodlands que l’expédition </em>Spor Pou Lekor <em>a pris naissance»,</em> explique Pascal Laroulette. <em>«Après avoir vu de jeunes Mauriciens perdus dans l’enfer de la drogue, je me suis dit qu’il fallait agir. À travers cette expédition, nous souhaitons que les Mauriciens prennent conscience que le sport est une alternative pour quitter l’enfer de la drogue.»</em></p>
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