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États-Unis–Iran

Nouvelles frappes américaines et riposte de Téhéran dans le Golfe

12 juin 2026, 08:00

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Nouvelles frappes américaines et riposte de Téhéran dans le Golfe

La tension est montée d’un cran au Moyen-Orient après une nouvelle série de frappes américaines contre l’Iran, suivie d’une riposte revendiquée par les forces iraniennes contre plusieurs bases militaires américaines dans la région du Golfe. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a annoncé avoir lancé, mercredi soir, de nouvelles «frappes défensives» contre plusieurs cibles iraniennes. Selon Washington, ces opérations ont visé «des centres de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne» à travers l’Iran. Le Centcom affirme qu’il s’agit d’une réponse à «l’agression injustifiée et persistante» de Téhéran.

Peu après l’annonce américaine, plusieurs médias iraniens ont rapporté des explosions dans le sud du pays, notamment sur l’île de Qechm, ainsi qu’à Minab, Sirik et dans la zone portuaire stratégique de Bandar-e Abbas, située près du détroit d’Ormuz. En réponse, l’Iran a annoncé une série de mesures militaires, affirmant notamment avoir fermé le détroit d’Ormuz «jusqu’à nouvel ordre». L’état-major iranien, cité par l’agence Tasnim, a averti que «tout navire transitant par le détroit d’Ormuz sera pris pour cible». Le corps d’élite iranien a également déclaré que cette interdiction concernait «tout type de navire, y compris les pétroliers et les navires marchands». L’armée américaine a toutefois rapidement contesté cette affirmation. Selon le Centcom, le détroit reste accessible et les «navires commerciaux continuent de transiter par le détroit d’Ormuz».

La confrontation s’est également étendue à plusieurs pays de la région. Les forces iraniennes ont affirmé avoir frappé des bases militaires américaines au Koweït et au Bahreïn. Selon l’agence iranienne IRNA, 18 cibles auraient été touchées lors de deux vagues d’attaques visant notamment les bases Ali Al-Salem et Ahmad Al-Jaber au Koweït, ainsi que la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn. Les médias officiels iraniens ont également affirmé que le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn avait été visé par des drones, notamment des antennes de communication et des radars du système antimissile Patriot. Le ministère de l’Intérieur bahreïni a confirmé que des sirènes avaient retenti dans le pays.

Au Koweït, l’armée a indiqué que ses systèmes de défense aérienne étaient mobilisés contre des «cibles aériennes hostiles». Les autorités de l’aviation civile ont ensuite annoncé la fermeture temporaire de l’espace aérien du pays en raison des risques pour les vols civils. L’armée iranienne a également affirmé avoir lancé douze missiles balistiques contre un centre de commandement américain situé sur la base aérienne d’Azraq, en Jordanie, et avoir détruit plusieurs installations militaires.

Sur le plan diplomatique, 22 pays, dont les États-Unis, l’Australie et plusieurs États européens, dont la France, ont publié une déclaration commune appelant l’Iran à mettre fin aux attaques visant des personnes sur leurs territoires. Ils dénoncent des tentatives de meurtre, d’enlèvement, de harcèlement et d’intimidation attribuées à des entités liées à l’État iranien.

Des informations contradictoires circulent sur d’éventuels contacts entre Washington et Téhéran. Selon Fox News, des responsables iraniens auraient demandé au président américain Donald Trump de mettre fin aux bombardements. Une affirmation immédiatement rejetée par les autorités iraniennes, qui parlent d’un «prétexte pour échapper à la guerre». Cette nouvelle phase de tensions intervient alors que Washington affirme avoir sécurisé le passage de plus de 100 millions de barils de pétrole par le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une opération militaire destinée à protéger les navires commerciaux.

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