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Wakashio: une société chinoise sélectionnée pour démanteler la poupe
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Wakashio: une société chinoise sélectionnée pour démanteler la poupe
Finalement, ce n’est pas la China Rescue & Salvage Company qui démantèlera la poupe du MV Wakashio, toujours coincée sur les récifs de Pointe d’Esny. Pourtant, cette société, soutenue par l’État chinois, avait répondu à l’appel d’offres international lancé par le Special Casualty Representative, Lars Tesmar, qui avait la conviction qu’elle pourrait enlever l’épave d’ici fin décembre. Cependant, le choix de l’assureur Japan P&I Club s’est porté sur une autre société chinoise, accord signé le 20 octobre.
Selon une source autorisée, l’armateur Okiyo Maritime Corporation et Nagashiki Shipping Co Ltd, l’opérateur du vraquier, ont privilégié Lianyungang Dali Underwater Engineering Co Ltd, une société de renflouage basée en Chine. Sur le site web de cette dernière, l’on apprend que la société chinoise a été enregistrée en 1996. Après 20 ans d’activités, elle a pris la tête des entreprises de sauvetage et d’ingénierie offshore en Chine.
Dans un communiqué émis jeudi 5 novembre, Okiyo Maritime Corporation et Nagashiki Shipping Co Ltd affirment que la compagnie de renflouage est en train de préparer tous les équipements nécessaires pour commencer les opérations de démantèlement.
Enlèvement en mars
Les travaux devraient débuter fin décembre et l’enlèvement de l’épave, avec ses 8 000 tonnes de ferraille, est prévu d’ici mars. «Nous travaillerons en étroite collaboration avec les autorités mauriciennes concernant l’élimination de la poupe», rassurent l’armateur et l’opérateur.
Cinq compagnies de renflouage avaient envoyé leurs propositions pour le démantèlement de la poupe. Si, dans un premier temps, la société néerlandaise Smit Salvage et le Japonais Nippon Salvage qui ont soumis une offre conjointe étaient les grands favoris, elles sont finalement hors de course. Idem pour la société Resolve Marine, basée aux États-Unis, qui bien qu’ayant déjà fait ses preuves dans des opérations de sauvetage similaires, n’a pas été retenue.
Environ 1 000 tonnes métriques d’hydrocarbures ont été déversées dans le lagon de Pointe-d’Esny. Les sociétés japonaises expliquent que le nettoyage pour éliminer l’huile lourde qui a souillé environ 30 km du littoral se poursuit. Cette opération minutieuse devrait vraisemblablement se terminer en janvier prochain, affirme le préposé.
En ce qui concerne les dégâts environnementaux causés par l’huile, Okiyo Maritime Corporation et Nagashiki Shipping Co Ltd font ressortir qu’ils coopéreront avec Mitsui O.S.K Lines qui a mis en place un fonds pour la restauration de l’environnement naturel, soit le Mauritius Natural Environment Restoration Fund. «Tout en s’acquittant également de la responsabilité de l’armateur, notamment poursuivre avec les travaux de récupération d’huiles sur les côtes, démanteler la poupe et enquêter sur la cause de l’incident».
Autres dommages écologiques
Selon le site en ligne Splash, les sauveteurs toujours présents sur le site du naufrage à Pointe-d’Esny affirment que la manière dont la poupe s’est encastrée dans le récif, indique que lors du démantèlement de celle-ci, d’autres dommages écologiques seront inévitables.
Autre difficulté que pourraient rencontrer les renfloueurs chinois est que l’épave est située dans une zone exposée. De ce fait, les conditions météorologiques maritimes pourraient retarder la progression de l’opération, rappelant que la période cyclonique a déjà commencé.
Pour rappel, le MV Wakashio s’est scindé en deux après le pompage des hydrocarbures dans les trois réservoirs du vraquier. Par la suite, les autorités ont procédé au sabordage de la proue, le 24 juillet, à 24 km des côtes de Vieux-Grand-Port à une profondeur de 3 180 mètres. L’exercice a été complété au bout de cinq jours.
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