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Recrutement du vice-chancelier de l’UoM: pourquoi le processus dérange

24 février 2017, 14:24

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Recrutement du vice-chancelier de l’UoM: pourquoi le processus dérange

 

Les premiers entretiens relatifs au recrutement du nouveau vice-chancelier (VC) de l’université de Maurice (UoM) auront lieu lundi prochain. Six candidats «internes» et une vingtaine d’étrangers sont en lice. Cependant, sur le campus, l’on estime que le processus de recrutement ne serait pas sans faille. L’exercice aurait-il pu être fait différemment? Éléments de réponse...

Le recrutement du VC de l’université de Maurice est effectué par un comité. Il s’agit là d’un Joint Council Panel, composé de 11 personnes. Cinq d’entre elles sont nommées par le sénat et sont des «academic staff». Cinq autres sont des membres du conseil d’administration de l’UoM, dont des représentants du bureau du Premier ministre et du ministère de l’Éducation. Le onzième membre est le président du conseil d’administration de l’UoM, Preeaduth Chitamun. Il a le dernier mot en ce qui concerne la sélection du VC. Ce processus de recrutement figure dans l’University of Mauritius Act.

Cependant, plusieurs sources proches du dossier remettent en question cette méthode de sélection. Car, dit-on, la proximité entre candidats et assesseurs peut rendre biaisé l’exercice. Ensuite, il n’est pas certain que tous les membres choisis par le sénat soient des Professors ou Associate Professors, donc plus aptes à sélectionner le prochain VC.

«Si on veut redorer le blason de l’UoM et la rendre crédible, il faudrait commencer à faire les choses différemment.»

«Il aurait fallu trouver une alternative et il en existe beaucoup», martèle un ancien haut cadre de l’UoM. Il ajoute que le processus de recrutement pourrait être l’une des raisons qui expliquent la succession des VC à l’UoM depuis un moment. «Pourquoi ne pas avoir recours à l’Association des universités du Commonwealth (AUC)? Celle-ci aurait pu faire des recommandations relatives aux membres qui siégeront au comité de sélection», explique-t-on.

En effet, c’est une pratique courante dans des universités des pays du Commonwealth. Une requête est faite à l’AUC et celle-ci institue un comité de trois VC d’universités étrangères. «Ces trois personnes évaluent les membres présélectionnés pour siéger au comité chargé de recruter le VC. Elles font ensuite des recommandations en se basant uniquement sur les compétences», poursuit-on.

Cette liste est ensuite transmise à l’UoM et les membres du sous-comité sont choisis en fonction des recommandations. Dans les milieux concernés, l’on avance que ce procédé est neutre et plus transparent que ce qui se fait actuellement. «Si on veut redorer le blason de l’UoM et la rendre crédible, il faudrait commencer à faire les choses différemment», estime-t-on.

Ressource. Thanika Juwaheer, prochaine Acting VC

<p>Thanika Juwaheer succédera à Anwar Subratty au poste d&rsquo;<em>Acting VC</em>. Actuellement <em>Pro VC Planning and Ressources </em>(P&amp;R), elle devrait débuter son intérim le 28 février. Le contrat d&rsquo;Anwar Subratty en tant que <em>Pro VC Academia</em> prend fin à cette date.</p>

<p>Thanika Juwaheer cumulera trois postes: <em>Acting VC</em>, <em>Acting Pro VC Academia</em> et <em>Pro VC P&amp;R</em>. Son contrat expire également le 31 mars mais d&rsquo;ici cette date, la direction de l&rsquo;UoM espère pouvoir remplir le poste de VC.</p>

<p>Les appels à candidatures pour les deux postes de <em>Pro VC</em> ont déjà été lancés. Les entretiens devraient débuter bientôt.</p>

 

 

 

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