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Gare de Curepipe: règlement de comptes entre marchands

16 février 2017, 09:19

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Gare de Curepipe: règlement de comptes entre marchands

Coups de sabre, de matraques, de barres de fer… Deux groupes de marchands, opérant à la gare de Curepipe, en sont venus aux mains à plusieurs reprises. Qu’est-ce qui explique ce déchaînement de violence ? Selon l’un des protagonistes, «nous nous disputions souvent à cause d’un parking».

Chahid Laulloo et Abdul Quayul Maurab, 23 et 33 ans respectivement, sont admis à l’hôpital Jawaharlal Nehru de Rose-Belle. Ces marchands ambulants ont été agressés à coups de sabres et de barres de fer vers 18 heures, le mardi 14 février, à la gare de Curepipe. L’express est allé à leur rencontre à l’hôpital. Abdul Quayul Maurab avait des hématomes à la tête et a eu les tendons du pied droit coupés. Il attendait d’être transféré à l’hôpital Victoria pour un scan de la tête. Quant à Chahid Laulloo, il devra subir une opération au pied et à la main, qui sont fracturés.

Les deux hommes mettent en cause quatre individus. «Chahid et moi vendons des lunettes de soleil à cet emplacement depuis longtemps. Ce père et ses fils (NdlR, leurs présumés agresseurs), eux, vendent des rotis près de nous et nous nous disputions souvent à cause d’un parking», relate Abdul Quayul. «Papa-la inn vinn tap Chahid ar dibwa avan ek so ban garson inn vinn ar sab. Chahid inn sey défann li mé pa ti fasil. Kan monn rant ladan, mwa si monn gagn baté. Létan nou inn tonbé, bann dimounn inn vinn éd nou», explique le marchand ambulant.

Chahid Laulloo peut, lui, à peine parler. Son père ne cache pas sa colère. «Ce sont deux innocents qui ont été agressés. J’espère que la police mène son enquête comme il se doit», s’insurge-t-il.

«Je demande pardon si mon instinct de survie a pris le dessus»

Du côté de l’autre groupe, on avance une toute autre version, affirmant que ce sont les deux marchands ambulants qui sont à l’origine de cette bagarre. La famille Hosenally indique que cette affaire remonte à octobre dernier. Vidéo à l’appui, elle souligne que Sakir Hosenally, qui vend des rotis, ses fils et son neveu ont été agressés à coups de matraques et avec d’autres armes par les marchands ambulants. L’incident s’est déroulé devant le snack de la famille. Le neveu s’est fait poser 25 points de suture.

Quatre mois après, soit le mardi 14 février, nouvelle bagarre. Selon les dires de la famille, Abbas Hosenally, le fils de Sakir Hosenally, a croisé la route d’Abdul Quayul Maurab, qui l’aurait insulté. Puis, en fin de journée, Abdul Quayul Maurab, Chahid Laulloo et d’autres individus auraient approché père et fils Hosenally et les auraient insultés à nouveau avant de les agresser. Les Hosenally disent n’avoir fait que se défendre.

«Je ne défends pas ces actes mais il est regrettable que deux familles en soient arrivées là. Je demande aux autorités d’enquêter afin de rétablir la vérité», déclare Sakir Hosenally. «Je sympathise avec les familles de ceux qui ont été blessés. Je demande pardon si mon instinct de survie a pris le dessus», ajoute-t-il.

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