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Une enfant allègue avoir été frappée car ne pouvant «lire les chiffres de 1 à 10»

9 décembre 2016, 05:11

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Une enfant allègue avoir été frappée car ne pouvant «lire les chiffres de 1 à 10»

Tanvi, âgée de cinq ans, est retournée de son école préscolaire les bras couverts de bleus. À sa mère, Ranjita, elle a expliqué : son institutrice l’a frappée à l’aide d’une tapette à mouches car elle ne pouvait pas «lire les chiffres de 1 à 10»…

C’est le 17 novembre que l’incident présumé a eu lieu. Le 7 décembre, Ranjita, une habitante de Roche-Terre, localité située près de Goodlands, a décidé de rapporter le cas à la Child Development Unit. «Ma fille était bouleversée. Elle ne pouvait dormir car elle souffrait trop», confie la mère.

Ranjita s’est rendue à l’école. Elle allègue que l’institutrice en question a reconnu avoir frappé l’enfant et lui a présenté ses excuses. Étant donné que l’enseignante est aussi la propriétaire de l’école, la mère de Tanvi lui a demandé de rembourser les frais de scolarité qu’elle a payés. «Mo pey Rs 800 par mois. Mo tifi inn al lekol enn an laba, mo pann finn  démann enn sou anplis, mo lé zis sa kass lla», déclare-t-elle. L’enseignante n’aurait pas accepté cette proposition. C’est alors que Tanvi a été emmenée à l’hôpital du Nord. Ses parents ont porté plainte à la police de Goodlands.

Pour Ranjita, ce n’est pas une question d’argent. «Mo pa bizin so kass mwa. Si li ti get mo zanfan bien, mo ti pou kav pey li doub.» Elle ne veut pas que d’autres enfants subissent «le traumatisme» qu’a subi sa fille.

Contactée par téléphone, l’enseignante nie les faits qui lui sont reprochés. Elle dit ne pas savoir comment Tanvi s’est fait mal. Elle précise qu’elle est maîtresse d’école depuis plus de dix ans et que c’est la première fois qu’un incident pareil se produit dans son institution. Pour elle, Ranjita «veut nuire à la réputation de l’école et lui soutirer de l’argent». Elle laisse son avocat s’occuper de l’affaire.

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