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Mahen Sookun : «Les membres ont déjà recouvré 25 % de leurs dépôts»
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Mahen Sookun : «Les membres ont déjà recouvré 25 % de leurs dépôts»
La VPMCS célèbre ses 40 ans ce mois-ci. Quel regard jetez-vous sur l’évolution de la coopérative durant ces années ?
La société coopérative a fait pas mal de progrès et a réalisé un bon parcours. L’année dernière, elle a dû faire face à des difficultés. Aujourd’hui, le regard est positif. C’est un nouveau départ pour la société après la crise. L’avenir s’annonce meilleur.
Où se situent les coopératives en 2016 contrairement à 40 ans plus tôt ?
Les coopératives, regroupant environ 125 000 membres, ont un grand avenir devant elles. Leur mission principale, c’est de faire du business à un coût très bas, basé sur le mutualisme. Et on peut dire, en 2016, que beaucoup de coopératives s’en sont très bien sorties. Les credit unions ont d’ailleurs fait des progrès extraordinaires.
Le scandale de 2015 est venu ternir l’image de la coopérative. Quelle est la situation aujourd’hui ?
Avec la contribution de tous les coopérateurs, menés par Sunil Jhugroo, nous avons pu mener à bien le combat. Ils ont dû injecter Rs 400 millions pour que la société retrouve sa solvabilité afin de pouvoir opérer de nouveau. L’argent des membres se chiffre à environ Rs 1,1 milliard. Avec la liquidation, nous n’aurions pas eu le même montant.
Heureusement que la firme d’experts-comptables Pro-Consult est venue avec un plan de sauvetage ne nécessitant pas d’injection de capitaux frais. Les membres devaient contribuer 20 % de leurs dépôts. En outre, le plan de sauvetage fait mention du développement des terres de Flic-en-Flac en un resort (lieu de vacances) afin de générer des profits adéquats pour rembourser complètement les dépôts des membres.
Après une gestion de dix mois, nous avons fait un bon parcours. En décembre dernier, nous avons remboursé 15 % aux déposants. En juin, nous avons fait un second paiement de 10 %. Ce qui fait que les membres ont déjà recouvré 25 % de leurs dépôts. D’autres remboursements de 10 à 15 % auront lieu jusqu’à décembre. Et en presque un an, les membres auront déjà recouvré 40 % de leurs dépôts. N’est-ce pas un beau cadeau que la coopérative offre à ses membres pour son 40e anniversaire ?
Comment fonctionne la coopérative de Vacoas ?
Le modèle de gestion de la coopérative de Vacoas diffère des coopératives traditionnelles. Ici, nous avons un conseil d’administration et une direction indépendante. Nous avons un membre très qualifié pour l’audit interne, et un autre pour l’audit externe. Et une des responsabilités du manager, c’est de s’occuper de la bonne gouvernance.
Y a-t-il eu de nouvelles demandes d’adhésion ?
Nous avons eu beaucoup de demandes. Nous leur avons expliqué que nous sommes un Caretaker Board. Pour le moment, on n’a pas le droit de rembourser les dépôts des membres. Mais une fois que la coopérative sera opérationnelle grâce à des injections financières, approuvées par l’assemblée générale, nous allons le faire dans la transparence. Nous allons mettre en place un board d’entreprise sérieux, une structure de contrôle interne et assurer une ségrégation des services.
Vous recherchez une joint-venture pour la coopérative. Est-ce un dernier recours pour renflouer les caisses ?
Seul, on ne pourra pas développer les actifs de la société et transformer la société en une banque. Dans notre plan, nous avons dit que nous irons vers un partenariat. Le board est allé de l’avant avec cette proposition. Nous sommes fiers d’avoir eu des propositions sérieuses qui ont été présentées aux membres dimanche.
Qu’en est-il de la vente des morcellements ?
On ne veut pas se précipiter pour vendre les terres. Les prix ont entre-temps apprécié. Les morcellements sont un peu saturés. Ils n’apporteront pas de plus-value. Pour générer plus de valeurs, il faut réaliser des projets de développement foncier.
Le ministère des Coopératives prévoit des amendements au «Cooperative Act». Selon vous, que faut-il faire pour éviter un second scandale ?
Le nouveau Cooperative Act doit être en vigueur le plus tôt possible. Il y a des mesures extraordinaires dans cette loi en termes de développement des coopératives pour revaloriser ce secteur. Il y a des clauses très importantes contre la maldonne ; des clauses pour augmenter la responsabilité de la direction, qui aura une obligation fiduciaire importante.
Sinon, avez-vous des nouvelles de la famille Ittoo, de Kamla Purmessur et d’autres personnes accusées de la fraude ?
Oui. Nous sommes en train de les poursuivre en cour. Il y a plusieurs cas d’ailleurs. Il y a des cas au criminel, de blanchiment et de recouvrement de dettes. Le 24 novembre, le cas Purmessur sera débattu en cour pour recouvrement de dettes. Le Directeur des poursuites publiques a déjà ordonné le gel de leurs avoirs. L’argent qu’ils ont pris, ils doivent nous le retourner pour rembourser les membres.
Allez-vous les réintégrer à la coopérative si une requête est faite à ce propos ?
Écoutez, ils sont membres de la société. Ils sont les bienvenus. Mais avant, ils doivent régler leurs problèmes.
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