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Rita Veerasamy: «Mon frère n’a rien à voir avec ma nomination»
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Rita Veerasamy: «Mon frère n’a rien à voir avec ma nomination»
Attaquée de toutes parts, l’«Acting Managing Director» de la SIC maintient que ce sont des «frustrés» qui dénoncent sa gestion. Avant d’expliquer que la situation financière s’est améliorée.
Rien ne va plus à la State Investment Corporation (SIC). Et notamment pour l’Acting Managing Director, Rita Veerasamy, attaquée sur sa gestion. Après que Kurt Peter, ex-General Manager des Casinos de Maurice, a, le premier, jeté un pavé dans la mare, une lettre de dénonciations a atterri, lundi 10 octobre, à la commission anticorruption.
Cette missive, signée par un groupe d’employés, évoque des «influential practices» au sein de la SIC. Expliquant que Rita Veerasamy a été nommée au moment où son frère, Vishnu Lutchmeenaraidoo, occupait le poste de ministre des Finances. Mais l’Acting Managing Director persiste et signe : «Mon frère n’a rien à voir avec ma nomination.» Cette décision vient du conseil d’administration de la SIC, souligne-t-elle.
La lettre de dénonciations parle également du fait que des «juniors sont affectés à des postes de responsabilités». Et que Claude Wong So aurait agi comme le consultant de Rita Veerasamy pour un appartement construit à Flic-en-Flac.
Ces employés dénoncent aussi le fait que le choix de Kurt Peter comme General Manager des Casinos de Maurice a été fait par Rita Veerasamy. Ils ajoutent que la SIC aurait recruté un conseil légal pour un salaire de Rs 60 000 par mois, sans passer par un appel à candidatures.
Des allégations que Rita Veerasamy balaie d’un revers de la main. Elle explique que c’est le conseil d’administration de la SIC qui a porté son choix sur Kurt Peter. Qui plus est, «je ne vois aucun problème si les finances des Casinos de Maurice sont en train de s’améliorer avec l’aide des employés qu’on qualifie de juniors». L’Acting Managing Director de faire valoir qu’elle «préfère avoir affaire à des gens de bonne volonté, qui travaillent corps et âme sans demander un sou de plus ou de longs congés».
Autofinancer
Qu’en est-il du recrutement d’un conseil juridique sans appel à candidatures ? Cette décision, avance Rita Veerasamy, revient au conseil d’administration de la SIC Management Services Ltd. «De toute façon, ce n’est pas un emploi permanent.» Et d’affirmer que Claude Wong So n’a jamais été son «consultant personnel» pour la construction d’un appartenant à Flic-en-Flac.
Pour l’Acting Managing Director de la SIC, les auteurs de cette lettre de dénonciations sont «frustrés» et ne digèrent pas le «bon travail fait pour améliorer la situation financière».
Certes. Mais quid du cas Kurt Peter ? Dans sa lettre de démission adressée à l’Acting Managing Director, il a déploré que son rôle soit devenu «superflu». «Whilst it is your prerogative as Managing Director of SIC to involve yourself in understanding all aspects of the businesses under your control, I find the assistance of all and sundry at SIC has made the role of General Manager progressively more superfluous», a-t-il écrit à Rita Veerasamy.
Le Sud-Africain a également dénoncé la façon «cavalière» dont sa demande pour un boni de performance a été traitée. À l’express, Rita Veerasamy soutient que la SIC a décidé de contrôler rigoureusement les dépenses des Casinos de Maurice. «Cela ne veut pas dire qu’on a minimisé le rôle du General Manager. Le marketing et les opérations des Casinos de Maurice lui avaient été confiés.»
En ce qui concerne la demande du paiement d’un boni de performance, elle concède que la SIC est en présence d’une demande en ce sens. «On lui a fait comprendre que la SIC ne pouvait pas accéder à sa requête maintenant, car notre priorité est de rembourser les arriérés dus aux employés des Casinos de Maurice.»
Grâce à un contrôle strict des dépenses des Casinos de Maurice, fait ressortir Rita Veerasamy, «nous sommes en mesure maintenant d’autofinancer les Casinos de Maurice alors qu’on devait injecter d’importantes sommes d’argent en 2014 (Rs 143 millions) et (Rs 90 millions en 2015) pour rembourser des dettes, les découverts bancaires et payer la pension des employés, etc».
Par ailleurs, elle explique que la SIC continue à rembourser les arriérés des employés des Casinos. Entre février et septembre de cette année, Rs 39,72 millions ont été payées. Il reste encore quelque Rs 21 millions à décaisser en termes de bonus et d’arriérés.
Aujourd’hui, souligne-telle, les finances des Casinos de Maurice se sont assainies. Une situation qui, dit Rita Veerasamy, ne semble pas plaire à certains. «Ceux qui croient que les Casinos de Maurice sont mal gérés, qu’ils viennent de l’avant avec des preuves car nos chiffres parlent d’eux-mêmes.
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