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Danika Atchia: La Miss Mauritius se tourne vers la kinésiologie
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Danika Atchia: La Miss Mauritius se tourne vers la kinésiologie
Danika Atchia la Miss Mauritius 2015, s’apprête à rendre sa couronne après avoir porté le titre pendant un an. Bien qu’un peu déçue de ne pouvoir participer au concours Miss Universe car l’organisation internationale a changé de représentant, elle est heureuse d’avoir accompli son rêve : organiser un camp de vacances pour 120 enfants défavorisés pour leur faire voir la beauté de leur île afin de mieux la protéger. De plus, la jeune femme a déjà d’autres projets. Elle compte entreprendre des études de kinésiologie.
Saine, équilibrée et rafraîchissante. C’est l’impression que laisse Danika Atchia, 18 ans. Elle a peu recours au maquillage, et ce même si elle a été initiée à cet art. «D’abord parce que ma mère ne se maquillait pas et ensuite parce qu’une de mes peurs a toujours été d’être trop maquillée. Je suis pour un maquillage discret qui ne change pas les traits. Je ne tirerai aucune fierté à être belle si je ne suis pas moi-même.»
Elle est très heureuse d’avoir réussi son baccalauréat avec une mention satisfaisante et de bons résultats, d’autant plus que la finale du concours Miss Mauritius s’est déroulée pendant son examen de fin d’études. Si elle a décidé de participer au concours, c’était pour deux raisons: elle voulait avoir de la visibilité pour mieux convaincre des parrains de financer le camp de vacances de ses rêves pour des enfants défavorisés.
Ensuite, c’était pour voir par ellemême si ce que l’on disait était vrai. «On en veut aux femmes parce qu’elles se négligent et quand elles participent à des concours, on les critique. J’ai voulu voir si ce que l’on disait était vrai, si vraiment les filles n’avaient rien dans la tête et s’il y avait des magouilles. Et bien, je n’ai rien trouvé de tel. Je n’ai vu que de l’engagement, de la passion, une envie d’aider les gens. Primerose Obeegadoo n’est pas parfaite. Elle peut être têtue parfois mais elle fait ce qu’il faut pour que le concours se déroule dans les meilleures conditions et dans la transparence.»
Si elle a choisi d’ouvrir les yeux de l’enfance défavorisée sur la beauté de l’île, c’est parce que depuis toute petite, elle a été confrontée aux milieux défavorisés. Lorsque ses parents sortaient, elle était confiée à sa nounou Monette qui vit dans une cité ouvrière. C’est donc très tôt qu’elle a pris conscience de la misère. Elle se dit ensuite que si elle organise un camp de vacances pour ces enfants en leur faisant faire des activités qui ne sont habituellement pas à leur portée, ils apprécieront la beauté de l’île et penseront plus tard à ne pas la spolier. À la fin du concours, elle prend donc son bâton de pèlerin et va frapper aux portes de sociétés. Les refus essuyés ne la découragent pas. Des compagnies comme IBL, ABC Motors, Scott, Votre Pot Agé et SIDS Youth Club l’aident. En deux mois, elle recueille Rs 400 000 qui lui permettent d’emmener 120 enfants nécessiteux de huit à 14 ans camper sur la plage de Bel-Ombre sous des tentes avec des bunk beds, installées par la Special Mobile Force.
Elle leur permet de faire de la tyrolienne, escalader la montagne du Lion et aller en catamaran aux cascades et à l’île-aux-Cerfs. Les petits bénéficiaires encadrés par huit animateurs en sont sortis ravis et sont repartis avec des livres et brochures sur l’environnement. Ont-ils tous saisi le sens de sa démarche ? «Beaucoup ont passé un bon moment. Quelques-uns ont compris qu’il ne faut pas jeter ses déchets. Je ne peux qu’espérer qu’ils s’en souviendront.»
Destination américaine
Si en tant que reine de beauté elle a tout de même eu une expérience internationale en participant en août 2015 au concours Top Model of the World pendant trois semaines en Égypte, elle est un peu déçue de ne pas représenter Maurice au prochain concours de Miss Universe. «Au début c’était dur de savoir qu’il y avait un autre représentant pour ce concours. Mais après, je me suis dit que tout arrive pour une bonne raison. Et puis, je commence bientôt l’université et j’aurais peut-être raté le concours de toutes les façons.»
Danika quitte Maurice le 14 juillet à destination des États-Unis où elle rendra visite à son oncle Julian avant de mettre le cap sur l’île-du Prince-Édouard, à l’Est du Canada. Elle entamera l’université dans le but d’obtenir une licence et une maîtrise en kinésiologie. Cette discipline paramédicale permet à une personne qui s’est blessée, et qui a été traitée, de se muscler et de préparer son corps à reprendre le sport. Si elle entend travailler à l’étranger pour acquérir de l’expérience professionnelle, Danika veut revenir à Maurice pour y vivre et élever les enfants qu’elle aura un jour.
Ceux qui veulent voir à quel point le concours Miss Mauritius lui a permis d’avoir plus d’assurance en elle n’ont qu’aller la voir danser lors du spectacle de danse classique de Jane et Teresa David monté en hommage à leur mère et qui s’intitule A Tribute to Lady Mary David. «La danse est ma passion. J’ai longtemps cru que j’allais en faire mon métier puis j’ai changé d’avis. Je n’ai pas envie d’en faire tous les jours au point d’en être dégoûtée.» En tout cas, cela risque fort d’être sa dernière apparition publique avant longtemps.
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