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Colporteurs: «Nous sommes d’accord pour ne plus opérer dans les rues mais…» dit Ryman
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Colporteurs: «Nous sommes d’accord pour ne plus opérer dans les rues mais…» dit Ryman
«Nous sommes prêts à faire des compromis, à mettre de l’ordre.» C’est ce qu’a déclaré Hydar Ryman, président du Front commun des marchands ambulants, lors d’une conférence de presse le vendredi 29 avril. Il était accompagné d’autres colporteurs et de Me Krisna Moortee Sawoo, qui représente Me Rama Valayden.
Selon Hydar Ryman, «la question de ne plus opérer dans les rues ne se pose pas. Et il n’y a pas lieu de débattre du plan de relogement. Nous sommes d’accord». Il indique que le combat des marchands ambulants porte sur les conditions qu’il qualifie d’inhumaines. Et il fait valoir que sur les 1050 personnes qui ont obtenu un emplacement pour opérer, seules 150 se trouvent aux places Decaen et de l’Immigration.
«Des marchands se sont inscrits pour le tirage au sort mais ils n’ont jamais eu de lettre. Et ils étaient plusieurs à avoir reçu leur lettre mais à ne pas être d’accord avec les conditions. Je déplore l’amateurisme dont a fait preuve la municipalité», souligne Hydar Ryman. Et d’ajouter que «nous avons appris que le projet pour Port-Louis allait prendre 18 mois. Pourquoi précipiter les choses? Nous aurions pu travailler sur une base temporaire».
Une série de précisions a été demandée sur ce projet : qu’en est-il du financement ? Que se passera-t-il s’il n’y a pas d’investisseurs ? Qu’adviendra-t-il des marchands ambulants si le projet accuse du retard ?
Et que pensent-ils de la déclaration du Premier ministre, jeudi ? Sir Anerood Jugnauth avait lancé : «Dir marsan anbilan anvolé.» Hydar Ryman dit avoir «l’impression qu’on nous met au pied du mur. En tant que chef de l’Etat, il aurait pu dire ça autrement».
Le représentant de Rama Valayden, Me Krisna Moortee Sawoo, a, lui, indiqué qu’une lettre a été envoyée au commissaire de police concernant les arrestations des marchands ambulants. Il a demandé que les cas soient référés directement au bureau du Directeur des poursuites publiques.
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