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Agressions: quand les bandes organisées font la loi…

7 mars 2016, 12:06

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Agressions: quand les bandes organisées font la loi…

Trois localités, trois incidents similaires. En l’espace de quelques jours, soit du 23 février au 1er mars, il y a eu trois agressions impliquant des bandes organisées. La première à St-Paul, la deuxième à Saint-Hubert et l’autre à Cluny. Dès lors, des questions se posent. Les autorités sont-elles au courant de l’existence de ces groupes ? Les attaques sont-elles préméditées? Ces personnes défendent-elles des intérêts quelconques en prenant la loi entre leurs mains, ou sont-elles simplement payées pour régler des conflits ?

Aux Casernes centrales, un officier confie que les enquêteurs ont du pain sur la planche. «Ces bandes organisées préfèrent avoir recours aux règlements de comptes que de laisser la police faire son travail. Ce qui complique les choses

Une autre source policière de la division Sud avance que les personnes faisant partie de ces groupes procèdent prudemment car les attaques ne sont pas spontanées. «Chaque attaque a eu lieu après une dispute. Et l’intervalle entre la dispute et l’attaque n’est jamais le même.» Il révèle toutefois que dans deux des trois récentes attaques, les soupçons se tournent vers un groupe de deux ou trois individus.

Antish (prénom fictif), 30 ans, nous raconte qu’il a côtoyé des organisations similaires dans le passé et que c’est un univers à multiples facettes. «Il y a des groupes qui ne vont défendre que les intérêts de leurs membres. Si l’un d’eux a un problème, il fait appel à ses semblables et une opération est montée pour intimider la partie adverse.» Il explique que le but n’est pas de tuer mais de «faire peur» afin de montrer sa suprématie. Certains de ces groupes comptent jusqu’à 3 000 personnes, nous confie-t-il.

Fayaz (prénom fictif), 24 ans, relate, lui, qu’il peut compter sur «ses amis» si jamais il a un problème. Ses amis, ce sont des individus qui se rassemblent pour «al fer konpran». Dans son jargon, «fer konpran» équivaut à des coups de poing et des menaces.

Un autre interlocuteur au sein de la police confirme être au courant des activités de ces groupes. «Des organisations informelles se forment pour montrer leur force de frappe

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