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MSC: «Qu’on nous dise pourquoi on veut licencier», insiste le syndicat
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MSC: «Qu’on nous dise pourquoi on veut licencier», insiste le syndicat
«L’on n’exploite pas le potentiel de la Mauritius Shipping Corporation.» C’est là le principal message du Maritime Transport and Port Employees Union qui a tenu un point de presse vendredi 20 novembre. Le but : évoquer les licenciements envisagés par la direction. Une trentaine d’employés sont concernés.
«Les employés subissent un véritable harcèlement»,est d’avis le négociateur, Ivor Tan Yan. Ce dernier affirme ne pas comprendre pourquoi depuis une semaine, la direction «s’acharne sur les employés». Il déplore également que, même le chairman, Jawarhalall Lallchand n’ait pas daigné leur parler. «Sous le prétexte d’un redressement, il essaie de mettre des employés à la rue», est d’avis le syndicaliste.
Or, selon lui, plusieurs mesures peuvent être prises pour mieux développer la MSC. Il estime qu’il faudra notamment penser à développer des créneaux tels que le renouvellement de l’équipage d’un bateau ou encore l’investissement dans un pétrolier géré par la corporation. «Pourquoi la MSC ne peut pas se lancer dans les croisières ?» se demande-t-il. Pour Ivor Tan Yan, «c’est le board qui manque de courage pour tenter ces nouvelles expériences».
Le syndicaliste ne voit ainsi aucune raison pour venir licencier les employés. Il était question que le syndicat soumette des propositions à la direction ce vendredi mais «des propositions sur quoi ? Sur quelle base le boardestime qu’il faut licencier ?» D’autant plus que, selon ses informations, «pa kapav ena deficit sa lane la».
Sur la question de restructuration, argument mis en avant pour licencier la trentaine d’employés, il demande qu’un plan soit communiqué. Car, pour lui, jusqu’ici, la direction n’a pas pris la peine d’informer ses employés, mais le fait «par presse interposée».
Ivor Tan Yan est également revenu sur le rapport qui indiquait que des employés de la MSC étaient surpayés ou qu’ils n’avaient pas les qualifications requises. «Tous ceux qui sont visés sont qualifiés. S’ils sont honnêtes, qu’ils produisent la liste de ceux qui ne le sont pas», insiste pour sa part Vega Iyaroo, conégociateur au sein de cette plateforme en parlant de la direction.
Il souligne, du reste, qu’au moment où ces employés avaient été recrutés, «le minimum était 5 credits,d’autres encore avaient alors été recrutés avec un HSC en poche. Un attendant qui compte 30 ans de service ne peut-il pas gagner Rs 28 000», argumente Vega Iyaroo.
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