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Grèce : l'accord en route pour le vote au Parlement, avec un risque politique pour Tsipras

16 juillet 2015, 07:33

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Grèce : l'accord en route pour le vote au Parlement, avec un risque politique pour Tsipras

L'accord entre la Grèce et ses créanciers devait être voté mercredi au Parlement grec, avec un risque pour Alexis Tsipras de perdre sa majorité parlementaire, tandis que le FMI a semé le trouble en suggérant une nouvelle fois un fort allègement de la dette d'Athènes par l'Europe.

 

Clé de sa démonstration de bonne volonté aux créanciers, avant d'espérer obtenir dans quelques semaines un troisième plan d'aide d'au moins 80 milliards d'euros, le gouvernement de M. Tsipras a déposé dès mardi soir le projet de loi à faire voter "d'ici au 15 juillet", selon les termes de l'accord signé lundi matin à Bruxelles.

 

Il s'agit notamment d'une hausse de la TVA, et de l'adoption d'une règle d'or budgétaire.

 

M. Tsipras s'est expliqué mardi soir lors d'une interview télévisée sur les raisons qui l'ont poussé à signer, dans un climat de grande tension, ce texte qui est loin d'alléger l'austérité rejetée pourtant à 61% le 5 juillet par les Grecs, lors du référendum.

 

"J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, a-t-il déclaré, j'assume la responsabilité d'un texte auquel je ne crois pas mais que j'ai signé pour éviter un désastre au pays", en l'occurrence une sortie de l'euro en forme de plongée dans l'inconnu.

 

Il peut s'appuyer sur un sondage Kapa Research pour le journal To Vima -- réalisé sur un échantillon de 700 personnes -- révélant que, bien que très partagés sur les termes de l'accord, 70,1% des Grecs pensent que le Parlement doit l'adopter.

 

Reste à savoir qui des 300 députés votera pour. Les grands partis d'opposition, Nouvelle Démocratie (conservateurs), Pasok (socialistes) et Potami (centre-gauche), réunissant 1.065 députés à eux trois, y ont appelé.

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