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Affaire BAI: «L’Etat doit aller de l’avant avec les mesures correctives», disent les syndicats

29 avril 2015, 05:46

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Affaire BAI: «L’Etat doit aller de l’avant avec les mesures correctives», disent les syndicats

Les secousses au sein de la BAI continuent de faire des vagues. Après la promesse du gouvernement que les coupables dans cette histoire devront payer, c’est au tour des syndicats de monter au créneau. «Il faut prendre des sanctions contre ceux qui sont à la tête du groupe. On encourage vivement le gouvernement à aller de l’avant avec des mesures correctives pour que ce genre de situation ne se répète pas. Il faut aussi revoir les investissements monétaires», a déclaré Haniff Peerun, le président du Mauritius Labour Congress (MLC). C’était lors d’une conférence de presse du comité des syndicats, ce mercredi 29 avril.

 

Selon le syndicaliste, les hauts cadres de la BAI doivent également venir avec des précisions sur les sommes d’argent allouées aux différents partis politiques. «Il est important de savoir combien d’argent la BAI a fourni et à quel parti politique. Non seulement dans le cadre des élections mais lors d’autres événements et tout au long de l’année», a poursuivi le président du MLC.

 

Révision du salaire minimal

 

Présent lors du point de presse, Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), s’est attardé sur le problème de salaire minimal des employés. Selon lui, un revenu minimal de Rs 15 000 n’est pas suffisant, car les dépenses s’élèvent à beaucoup plus. «Il faut employer les travailleurs sur une base contractuelle et les conditions de service doivent être revues. Il faut envisager un salaire minimal sectoriel», a indiqué le syndicat.

 

Il a, dans la foulée, appelé le gouvernement à ne pas payer les travailleurs selon le nombre d’heures effectuées par jour.

 

Autre point soulevé: la mise sur pied du National Tripartite Forum et de ses cinq sous-comités. Selon Lall Dewnath, représentant du Joint Negotiating Panel (JNP), il est important de discuter de la sécurité au travail, du salaire minimal et de tous les problèmes sociaux auxquels font face les travailleurs.

 

«Le gouvernement doit revoir la Public Gathering Act,car cette loi est dangereuse pour les syndicats. Il faut aussi qu’il apporte plus de flexibilité en ce qui concerne le droit de grève», a-t-il poursuivi.

 

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