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Séisme au Népal: un Mauricien raconte l’horreur à Katmandou
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Séisme au Népal: un Mauricien raconte l’horreur à Katmandou
3 218 morts et des scènes de désolation qui émeuvent le monde entier... Le puissant séisme qui a frappé le Népal, samedi, a fait s’écrouler une partie de Katmandou «comme un château de cartes», raconte Stephane Huët, un Mauricien, originaire d’Albion, installé là-bas depuis octobre 2013 et journaliste au Nepali Times.
Au moment du séisme, Stephane Huët se trouvait à 27 kilomètres de la capitale, dans la vallée de Katmandou. Comme il se était en hauteur par rapport à la ville, il a «vécu le séisme en direct : j’ai vu des bâtiments qui s’écroulaient. Toute la ville était recouverte de fumée, d’un nuage de poussière. L’ampleur de la catastrophe était impressionnante».
Pendant quelques minutes, il a craint le pire car il ne savait pas où se trouvait sa femme et comme le réseau de téléphonie mobile était saturé, il n’est pas parvenu à la joindre tout de suite. Mais assez rapidement, il est parvenu à lui parler.
«Le Népal n’était pas prêt à faire face à cette catastrophe»
Selon lui, les dégâts matériels sont moins importants qu’il n’y paraît. «Il y a beaucoup d’images qui circulent sur le Web sur la destruction de Katmandou. Lorsque j’ai roulé dans la ville, j’ai constaté qu’environ 20 % des bâtiments ont été détruits par le séisme et l’accès à certaines parties de la ville est difficile», confie à l’express le journaliste du Nepali Times.
Il ajoute que le séisme était prévisible. «Nous savons que le Népal est frappé tous les 80 ans par un puissant séisme. Le dernier avait eu lieu en 1934. Depuis des années, les agences internationales et la presse ne cessent de parler des solutions et des moyens pour parer à toute éventualité. Mais le Népal n’était pas prêt à faire face à cette catastrophe.»
Les communications passent très peu. Mais notre confrère a pu confirmer qu’aucun des Mauriciens présents sur place n’est porté disparu.
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