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Affaire BAI: les actuaires sud-africains attendus ce mardi
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Affaire BAI: les actuaires sud-africains attendus ce mardi
C’est ce mardi 7 avril que sont attendus les actuaires sud-africains du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC). Si, à un moment, il avait été envisagé de leur envoyer les dossiers et d’attendre leur rapport pour faire avancer l’enquête, il s'avère que leur présence physique à Maurice a finalement été privilégiée.
«On espère qu’ils pourront être là ce mardi, déclare André Bonieux de PwC. Ils seront chargés de voir le bilan de la BAI et de faire les calculs par rapport à l’obligation de la compagnie d’assurances de payer ses clients dépendant des différents plans proposés qui sont arrivés à maturité.» Les actuaires auront aussi la responsabilité de confirmer les dires de sir Anerood Jugnauth, selon lesquels, la BAI est un «Ponzi scheme» de Rs 25 milliards. «Ils sont là également pour nous conseiller et pour parler stratégie dans cette affaire.»
«Ce n’est pas illégal»
Selon Louis Rivalland, CEO du groupe Swan, en raison de l’Insurance Act, chaque compagnie d’assurances doit nommer un actuaire pour des évaluations annuelles. Dans ce cas, pourquoi aucun actuaire du pays n’a vu venir cette affaire? «Nous ne sommes pas en mesure de commenter. C’est aux autorités régulatrices d’en parler.»
Sollicité, un autre actuaire indique, sous le couvert de l’anonymat, qu’il avait remarqué que la BAI proposait un produit agressif, c’est-à-dire un placement risqué pouvant rapporter un retour sur investissement considérable. «Les auteurs du placement sont au courant des risques, donc ce n’est pas illégal», dit-il.
Justement, en quoi consiste le travail d’un actuaire? Louis Rivalland, qui a une formation dans ce domaine, explique que ce dernier est impliqué dans divers secteurs d’activité, en particulier l’assurance, les pensions et les investissements. «Si nous prenons l’assurance-vie à titre d’exemple, une partie de sa responsabilité sera de calculer le montant des réserves que la compagnie d’assurances doit maintenir afin de répondre à ses obligations futures.»
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