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Université de Maurice : Un nouveau logiciel pour déceler le plagiat

23 mars 2015, 04:24

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Université de Maurice : Un nouveau logiciel pour déceler le plagiat

C’EST le 31 mars que les étudiants en troisième année à l’université de Maurice (UoM) devront soumettre leur dissertation. Contrairement à d’autres institutions d’enseignement supérieur, l’UoM avait jusqu’ici accumulé du retard en ce qui concerne l’utilisation d’un logiciel pour «traquer» les étudiants plagiaires. Cette année, cependant, le logiciel Turnitin sera utilisé sur le campus du Réduit.

 

Couramment employé par d’autres établissements universitaires, le Turnitin permet de déceler des similarités dans la forme et le contenu des dissertations par rapport à d’autres publications. La base de données de ce logiciel est immense et regroupe environ 45 milliards de pages Web, 110 millions de contenus de diverses publications, journaux, etc. et environ 400 millions d’articles publiés par des étudiants. Selon le site de Turnitin, une fois qu’une dissertation est soumise, elle est passée au crible et est comparée à toute la base de données avant que son originalité ne soit authentifiée.

 

Jusqu’ici, l’UoM n’avait pas vraiment de moyens scientifiques pour prouver les cas de plagiat. Il est facile d’en détecter un cas selon un conférencier. «Nous connaissons nos élèves et leur façon d’écrire. Des fois, en lisant une dissertation, l’on s’aperçoit que le langage et les mots changent de façon drastique. Ainsi, on soupçonne l’étudiant d’avoir eu recours au plagiat.»

 

Une fois des anomalies décelées, il incombe au chargé de cours de faire des recherches pour dénicher l’article original. «Quelquefois, nous vérifions la note en bas de page pour avoir une idée de la publication dont il s’agit et, à partir de là, nous faisons des recherches. Sinon, l’on vérifie aussi sur la Toile

 

Cette méthode, qualifiée parfois «d’archaïque», n’est pas infaillible. Le conférencier précise que dans certains cas, malgré toutes les vérifications, l’on n’arrive pas à trouver l’article original.

 

COPIER-COLLER À ÉVITER

 

«Dans ce cas de figure, nous savons très bien que ces écrits ne sont pas ceux des étudiants mais il est difficile de le prouver. Ils arrivent ainsi à passer à travers les mailles du filet», avance-til.Et d’ajouter que l’utilisation de Turnitin est uneexcellente initiative quipermettra aux étudiants deconnaître les procédures pour les citations et le systèmede références.

 

Le dernier cas de plagiat qui a fait polémique à l’UoM ne concernait nul autre que la vice-chancelière Romeela Mohee. L’affaire remonte à avril 2014. On l’avait accusée dans une lettre anonyme d’avoir copié quelques extraits de la revue Sciencemag dans un rapport qu’elle a coécrit.

 

La conclusion de son rapport ne contenait aucune référence et encore moins de notes en bas de page, alors que tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’un copier-coller. Pour sa défense, la vice-chancelière avait laissé entendre que les extraits avaient été référencés en deux occasions dans son rapport. S’agissant de la conclusion, elle avait dit qu’il n’y avait aucune nécessité d’inclure une quelconque référence.

 

Romeela Mohee avait ajouté que les extraits sont «acceptés par l’International Writer Centre, et que cette pratique est l’apanage de tous les académiciens du monde. On est autorisé à inclure des extraits contenant jusqu’à 300 mots. Nous avons utilisé un extrait de 77 mots dans un document de 22 feuilles».

 

L’ancien pro-chancelier de l’université Soodursun Jugessur avait accordé un soutien appuyé à Romeela Mohee.

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