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Mediclinics 24/7: Les Health Care Assistants critiquent la manière de faire du ministère
27 février 2015, 11:51
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Mediclinics 24/7: Les Health Care Assistants critiquent la manière de faire du ministère
Après les médecins et les infirmiers, c'est au tour des Health Care Assistants (HCA) de déplorer les conditions de travail par rapport à l'ouverture des mediclinics et des area health centres 24h/24. Lors d'une conférence de presse à Port-Louis, ce vendredi 27 février, le Ministry of Health Employees Union (MoHEU) a critiqué l'absence de consultation de la part du ministère de la Santé avant la mise en pratique de ce projet. «On a été pris de court», martèle Amarjeet Seetohul, président du MoHEU.
Il cite le récent cas où un vigile a fait des actes indécents en présence du personnel féminin de la mediclinic de Plaine-Verte. «Cet incident démontre que la question de sécurité, surtout pour les femmes, n'a pas été prise en considération», affirme Amarjeet Seetohul. Et d'ajouter que la présence d'un policier sur les lieux, comme c'est le cas actuellement, ne résout pas le problème. «L'incident impliquant un policier malmené par trois individus montre qu’un policier seul ne pourra pas assurer la sécurité aux mediclinics», estime le président de la MoHEU. Narendrenath Gopee, président de la Federation of civil service and other unions (FCSOU), ajoute que la présence de la Special Mobile Force serait souhaitable.
Pas de provision pour que le personnel se repose
Amarjeet Seetohul déplore également qu'aucune provision n’ait été faite pour permettre au personnel travaillant la nuit de se reposer. «Sans compter qu'avec l'ouverture 24h/24 des mediclinics, c'est le même personnel restreint qui est appelé à travailler. Or, on a à maintes reprises attiré l'attention sur le fait qu'il y manque plus de 400 HCA pour pouvoir assurer un service de qualité.» Il décrie aussi le manque de formation du personnel.
«Dans son manifeste électoral, l'alliance Lepep a indiqué qu'elle allait travailler en consultation avec les syndicats. Mais, il y a une absence totale de dialogue entre certains ministères et syndicats», souligne Narendrenath Gopee. Il lance un appel au Premier ministre pour qu'il demande aux différents ministres d'avoir des réunions avec les syndicats, ou donne des directives à leur secrétaire permanent afin que des discussions aient lieu avant la prise de toute décision.
Amarjeet Seetohul agressé
Narendrenath Gopee est aussi revenu sur l'agression physique subie par Amarjeet Seetohul aux mains de son supérieur. «On avait écrit au ministère de la Santé pour réclamer une rencontre, mais on n'a pas eu de réponse. Cependant, Amarjeet Seetohul a été transféré à l'hôpital de Moka. Cette action donne l'impression que le ministère est devenu complaisant envers l'agresseur.»
Jugeant ce transfert «abusif», Amarjeet Seetohul a écrit au ministère de tutelle, réclamant des informations sur les différents cas d'agression rapportés. «Si on n'obtient pas de réponse du ministère d'ici une semaine, on ira vers une manifestation devant son siège pour réclamer la justice.»
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