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Les plantes bio d’Edna Céline
LA culture de plantes bio n’a aucun secret pour Edna Céline. Cela fait des années que cette sexagénaire cultive des plantes, et pas n’importe lesquelles : des plantes bio, cultivées sans fertilisant et nourries à partir du compost bio qu’elle fabrique elle-même. Pour Edna Céline, ce n’est pas qu’un simple business : ce métier est avant tout une passion.
En effet, bien qu’elle mette en terre des plantes depuis des années, ce n’est que cette année qu’elle a enregistré sa petite entreprise auprès de la Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA). Âgée de 64 ans, elle a travaillé pendant plus de 30 ans dans une usine avant de prendre sa retraite il y a quelques années. Voyant que vendre ses plantes lui permettait d’avoir un revenu, elle a décidé de faire de sa passion un métier.
«Je cultive surtout des plantes à feuilles, plutôt que des fleurs», précise-t-elle. Dans la cour de sa maison à Plaisance, Rose-Hill, où elle a aménagé sa pépinière, on trouve des fougères ou des plantes d’appartement «car bon nombre de personnes vivent dans un appartement ou manquent d’espace pour planter». C’est pourquoi Edna Céline se concentre sur la culture de plantes décoratives pour appartements ou bureaux. La particularité de son business, c’est qu’elle fait pousser ses plantes exclusivement dans le compost bio qu’elle fabrique à partir de coco peat, qu’elle mélange avec de la perlite (NdlR : roche à l’aspect granulé d’origine volcanique souvent utilisée dans le compostage).
Edna Céline souligne que de plus en plus de gens sont à la recherche de plantes bio car ils comprennent l’aspect écologique de ce type de culture. Et d’ajouter que les plantes cultivées de cette façon ont un meilleur rendement et sont beaucoup plus robustes que celles nourries aux fertilisants chimiques. D’autre part, la sexagénaire commercialise également des pots en fibre de coco ainsi que le compost qu’elle fabrique.
Afin de faire fructifier son business, Edna Céline vient de rejoindre la coopérative Lycra et l’association Femmes Entrepreneurs Réunies, toutes deux fondées par des femmes entrepreneurs. Elle vend aussi ses plantes au centre social de Bambous et lors de foires organisées par la SMEDA.
La sexagénaire songe à agrandir son commerce et à embaucher des employés mais elle confie qu’il est difficile à son âge de contracter un prêt. «J’ai déjà dépensé près de Rs 20 000 dans l’achat de pots lors de ma participation au Salon de la maison et du jardin !» souligne-t-elle. Raison pour laquelle elle ne travaille qu’avec son mari en ce moment. Mais rien ne saurait arrêter Edna dans sa démarche, car rien qu’à l’entendre, on peut ressentir toute la passion qu’elle voue à ses plantes.
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