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Andréa Alfred: une vie de foi
Un lieu béni. C’est ainsi que certains décrivent le village de L’Escalier. En effet, le lieu célébrait la semaine dernière l’anniversaire d’une quatrième centenaire. Le 7 décembre, c’est en famille qu’Andréa Alfred a soufflé ses 100 bougies. Une véritable source de fierté mais aussi un pilier pour cette famille qui compte bien le lui rendre.
Andréa Alfred porte allègrement ses 100 ans. Avec des cheveux blancs coupés court, elle est très coquette. Vêtue d’une très belle robe, c’est avec une facilité déconcertante qu’elle marche pour venir à notre rencontre. Elle est quelque peu dure d’oreille, mais tient facilement la conversation. Notre centenaire avoue qu’elle savoure chaque instant qui passe et qu’elle aime déguster de temps en temps son petit verre de vin. Très joviale, c’est en chantant Au clair de la lune qu’elle témoigne de sa joie de fêter ses 100 ans : «Destin inn marke pou arive, linn arive», dit-elle tout simplement.
Ses proches attribuent sa longévité à sa foi. «À son âge, elle continue de réciter le chapelet et a toujours été très pratiquante. Chaque quinzaine, elle se rendait à la chapelle de Montmartre», confie sa fille Marie-Noëlle Charles. Le fait d’avoir vécu durant sa jeunesse à l’arrière d’une église puis à côté d’une chapelle, après son mariage, doit certainement y être pour quelquechose. En effet, Andréa est née à New-Grove. Elle habitait à l’arrière de l’église du village et sa journée était en quelque sorte rythmée par les horaires des messes. «Nou ti assiste lames toulezour», se souvient-elle. Elle s’est mariée à 23 ans et est venue habiter à L’Escalier.
Elle est très attachée à ses proches, particulièrement à sa fille Marie-Noëlle. La centenaire exige que sa fille soit toujours à ses côtés. «Maman et moi avons toujours été très proches, à tel point que quand je me suis mariée, j’ai continué à habiter chez elle», raconte Marie- Noëlle. En effet, sa mère qui n’a jamais travaillé lui a été d’un grand soutien pour qu’elle puisse s’adonner à son métier de couturière. «Sans l’aide de maman, je ne serais pas arrivée où je suis. Elle a tout fait pour m’encourager», confie-t-elle. Un point de vue partagé par son époux Nicol Charles. «J’ai vécu avec elle pendant 37 ans et elle nous prodigue toujours des judicieux conseils», affirme-t-il.
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