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L’accueil à l’aéroport de Plaisance décrié par des hommes d’affaires
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L’accueil à l’aéroport de Plaisance décrié par des hommes d’affaires
Ils se sentent harcelés, voire humiliés. C’est le ressenti de certains Comoriens, Mahorais et Sud-Africains. Ces visiteurs réguliers qui viennent faire du business à Maurice se plaignent de l’accueil qui leur est réservé par les autorités à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam.
Les Comoriens reprochent plutôt au service des douanes l’interrogatoire auquel ils sont soumis lorsqu’ils débarquent avec de l’argent liquide. Plus particulièrement lorsque le montant dépasse les Rs 500 000 autorisées ou encore lorsqu’une déclaration ne correspond pas au montant réel.
Aslam Kathrada, le directeur de NAK Enterprises Ltd, souligne que le traitement que subissent ces hommes d’affaires est «plus une humiliation qu’autre chose». Celui-ci est un habitué du commerce avec les pays de la région, dont Madagascar, les Comores, Mayotte et l’Afrique du Sud.
«Les douaniers devraient revoir leur façon de faire. Il y a la loi et l’esprit de la loi. Par exemple, si une personne a dit un chiffre qui ne correspond pas au montant réel, c’est considéré comme une fausse déclaration même si la personne s’est trompée de bonne foi. Les voyageurs ne sont pas traités comme des businessmen et des businesswomen venus faire du commerce.»
Affirmant qu’il a discuté plusieurs fois avec les autorités douanières pour inciter ces dernières à trouver une solution, il déplore le fait que la situation n’a pas changé. Aslam Kathrada ajoute que la plupart des clients qu’il a perdus au profit du marché de Dubayy expliquent leur choix par la façon dont ils sont traités à l’aéroport.
Du côté de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Ludovic Thanay, Team Leader Information & Media, avance que les douaniers opèrent d’après le protocole établi. Il estime d’ailleurs qu’il est inapproprié de dire que les douaniers effectuent leur travail avec l’intention d’humilier qui que ce soit.
«SOUMIS À UN INTERROGATOIRE»
«Ils exercent un contrôle rigoureux par rapport à l’entrée d’argent sur le territoire. D’où leur détermination d’en situer l’origine. Toute somme qui entre illégalement sur le territoire constitue une menace pour notre système financier. Il est normal qu’un douanier tente de dissiper tout doute que suscite la présence d’importantes sommes d’argent sur un passager débarquant à l’aéroport. Avec les facilités de transfert monétaire, il est rare que des personnes aient d’importantes sommes d’argent sur elles.»
Un homme d’affaires sud-africain qui voyage souvent se plaint lui aussi de l’interrogatoire dont il a été l’objet à sa descente d’avion en début de semaine. «Jamais n’ai-je été confronté à autant de questions», lance-t-il. Bien qu’il concède que lors de voyages, l’on doit s’attendre à faire face à des mesures administratives en matière d’immigration, il appelle à un juste équilibre. «Demander une information déjà disponible sur la fiche d’immigration ou accessible via Internet peut être ressenti comme un harcèlement.»
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