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Construction d’un campus à Pamplemousses: l’entrepreneur sanctionné pour pollution
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Construction d’un campus à Pamplemousses: l’entrepreneur sanctionné pour pollution
Hyvec Partners Ltd devra fermer son chantier. Du moins, jusqu’à ce qu’elle se plie aux exigences du ministère de l’Environnement. Ce dernier a servi une Enforcement Notice au constructeur du campus universitaire à Pamplemousses, vendredi 4 juillet. L’hôpital ainsi que le Cardiac Centre dans les parages sont en fait recouverts de poussière. Ce qui incommode également les patients.
La compagnie devra donc suspendre ses travaux en attendant d’ériger un filet de protection d’au moins 5 mètres de haut tout autour du chantier. Elle devra également aménager des gicleurs à différents endroits sur le site et s’abstenir de mener des travaux lorsque le temps est venteux. Hyvec Partners Ltd a un délai d’une semaine pour mettre en place ces infrastructures. Sinon, elle risque une amende allant jusqu’à Rs 100 000 et la prison pour une durée ne dépassant pas quatre ans.
La construction de ce campus incommode en fait fortement les patients du Cardiac Centre. «J’avais rendez-vous pour une consultation et pour prendre des médicaments. Au bout de quelques heures, je me suis senti mal ; j’avais l’impression d’étouffer...», témoigne un patient du centre cardiaque, qui doit bientôt subir une opération.Comme lui, d’autres patients et même le personnel se disent incommodés par la poussière qui recouvre chaque coin et recoin du centre.
L’express s’est rendu sur place. Le constat est sans appel : des allées poussiéreuses et des vitres ainsi que des murs recouverts de poussière... On se croirait presque sur un chantier.
La poussière se dépose sur les draps, le lit des malades et même les récipients que ceux-ci utilisent. «Le problème principal est que cela affecte des patients qui souffrent de problèmes cardiaques et respiratoires. Leur état de santé peut s’aggraver. À titre d’exemple, quand il faut faire des pansements, on ne le voit pas mais de la poussière peut atteindre la plaie alors que cela devrait se faire dans un environnement stérile», confie un infirmier.
Jusqu’ici, le constructeur utilisait l’eau pour venir à bout de la poussière. «Des camions arrosent les rues d’eau trois fois par jour pour lutter contre la poussière mais il n’y a pas d’autres mesures», confiait un responsable du chantier.
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