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On a testé: Le Sushi-Me à Ebène

27 avril 2014, 12:41

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On a testé: Le Sushi-Me à Ebène

Récemment, nous avions bien apprécié le Backstage. Nous sommes donc retournés à l’hôtel Hennessy pour voir si le Sushi-Me méritait aussi une bonne note. 7,5/10.

Nous avions deux visiteuses, deux soeurs, et elles avaient un petit creux qu’il s’agissait de satisfaire. Dans les environs, à Moka, un dimanche, il n’y a pas dix mille options. Quand mon épouse eut terminé avec ses notes de cours pour les classes du lendemain, il fallait choisir un resto qui rendrait la route de retour de nos amies, vers Beau-Bassin, plus facile, plus directe. Ce fut donc à Ebène.

 

HEURE.Il est plus de 21 heures et je m’inquiète de savoir si on va encore pouvoir nous servir. Mais au Hennessy, c’est possible. En fait, on nous déclare que nous pouvons trouver quelque chose à manger dans au moins un des trois restaurants de l’hôtel jusqu’à presque 23 heures. C’est bon à savoir…

 

AMBIANCE.C’est un restaurant un peu spécial puisqu’il n’est pas «enfermé». En fait, il se situe dans le prolongement du couloir entre la réception et le restaurant principal : le Grain d’Sel. Il s’agit donc d’une série de petites tables un peu plus basses que la normale, disposées autour de ce qui a sûrement dû être un bar, réaménagé en station sushi. D’un côté, un immense bassin de carpes koy, au-dessus duquel se décline un plafond essaimé de lampes de lecture à ressort qui font bon effet .De l’autre côté, l’entrée du bar, moderne, avec un décor joliment imprégné de réalité sportive.

 

SERVICE. Conviviale et plutôt rapide, la serveuse qui s’occupe de nous est, en plus, patiente et souriante. Elle mérite un pourboire. Elle ne l’aura pas ! Payant ainsi le prix de ce monde du tout-plastique où la carte de crédit a, jusqu’à les déloger, fait du coude aux billets et à la monnaie. Faudra d’ailleurs ne pas oublier de rectifier cela…

 

REPAS. Au Sushi-Me, le menu est plutôt simple : des sushis, des makis, des Bento Box, trois desserts. On sent bien que l’accent n’est pas mis sur le choix mais sur le frais, le simple et donc le rapide. On peut aussi imaginer que quand on fait du frais, il vaut mieux ne pas jongler avec une carte trop complexe, en raison des risques de mévente beaucoup plus élevés. A la commande donc, un Bento Box végétarien (plus d’algues et d’avocat pour changer…), deux Bento Box classiques et un Hiro pour moi. Dans les Bento Box, un « cornet » trône à la verticale dans une robe d’algues aussi sympathique qu’immangeable.

Il faudrait expliquer : on ne précise pas s’il faut manger l’enveloppe, toutefois le contenu est bon, si on peut l’extraire, bien que le cornet lui-même ne cède ni au couteau ni aux dents ! Pourquoi donc cette enveloppe ? Sur le plan de la présentation, le Hiro ne fait pas pâle figure face à l’élégante boîte laquée noire du Bento

Box : les huit pièces commandées sont disposées avec élégance sur une planchette surélevée. Le bois est clair, veiné, très classe. Les sushis, irréprochables, regroupent du thon, du saumon, des noix de Saint-Jacques et des crevettes. Nous fuyons tous le wasabi. Le gingembre rose arbore une pointe de fenouil. Si, comme nous, vous attendez la sauce, elle est probablement déjà là… Dans la petite théière sans anse, qui attend gentiment d’être versée dans les soucoupes individuelles. Deux petits détails à régler.

 

D’une part, il nous a semblé que le sticky rice n’était pas assez collant et se désagrégeait un peu plus que la normale. D’autre part, le thé glacé est fait maison, mais servi avec des glaçons, plutôt que frais, ce qui veut dire qu’après moins de dix minutes, votre boisson a le goût de l’eau.

 

VALUE FOR MONEY. Rs 1370 pour quatre, ce n’est vraiment pas cher, d’autant plus que le repas est impeccable et que le service est sympathique.

 

PROCHAINE VISITE. Une adresse idéale pour un dimanche soir. Mais j’ai aussi signé, en ces lieux, un contrat capital un samedi midi. Avec quelqu’un qui n’aimait pas les sushis mais qui n’a rien dit. Ce qui était bien la preuve de son appétit. Pour le contrat s’entend…

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