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2006, année de la musique
L?année musicale se terminera au rythme du reggae, le 31 décembre au petit jour, avec la troisième édition de Reggae Sunsplash. 2006 aura été une année hyperactive sur le plan musical, avec la venue de grosses pointures internationales. Quant aux chanteurs locaux, ce sont toujours les mêmes qui se sont produits inlassablement sur toutes les scènes de l?île
Steel pulse et les francophones
Le groupe de reggae britannique a été l?une des rares formations internationales non francophones à se produire à Maurice, cette année.
Les francophones se sont donc taillé la part du lion sur la scène musicale. Il y a d?abord eu les stars de la chanson française que sont Francis Cabrel et Maurane qui ont donné de beaux concerts. Maurane a débarqué la première en juin. Cabrel l?a suivi de loin, deux mois plus tard, toujours égal à lui-même et heureux d?être à Maurice, comme il l?a dit lui-même. Il y a surtout eu Lara Fabian.
La chanteuse installée au Québec était attendue comme le printemps. Elle est finalement venue en septembre, comme un rayon de soleil dans l?hiver tropical.
Dans le lot des francophones, il faut également noter la présence de quelques chanteurs sur le retour comme Herbert Léonard mais surtout les petits nouveaux qui montent, à l?image de Raphaël. Celui-ci a fait exploser le Centre Vivekananda.
Le tableau est complété par des chanteurs atypiques comme Mario Canonge, Mathieu Boggaerts ou encore par le groupe Jazz Manouche.
L?opéra de Paris, une première? suivie d?une seconde ?
Grande première à Maurice. Dix danseurs de l?opéra de Paris ont ébloui le public avec leur souplesse, leur belle énergie et leurs sauts spectaculaires. C?était en mai. Profitant de vacances studieuses, ces danseurs, sans faire relâche de la discipline d?une vie, nous ont proposés des gourmandises chorégraphiques à savourer en représentation unique. Nous avons ainsi eu l?occasion d?apprécier des extraits d?opéra et toute la logistique alentour : richesse des costumes, beauté des muscles durant l?effort. Musique grandiose. Le temps des bonnes résolutions approche. C?est aussi la période où l?on se prend à rêver. Par exemple d?une représentation d?opéra dans son intégralité. Avec le déplacement d?un contingent encore plus important de danseurs. Qui sait, dans un Plaza rénové. Evidemment, nous n?évoquerons pas ici les questions de coût, ni de prix des places, de location de salle, etc. Nous nous contenterons seulement du souvenir de ce public composé pour beaucoup, d?enfants, élèves d?école de danse. Venus voir de près ces modèles de diligence et rentrés chez eux, avec des étincelles dans les yeux.
Parmi les chanteurs indiens qui ont fait le plus de bruit cette année, il faut citer, en haut de la liste, la ?bombe? Himesh Reshammiya? Il a littéralement mis le feu à Pailles. Ambiance électrique, jeu de scène très accomplis, le chanteur indien, adepte de la techno, a conquis un public mauricien très jeune et très motivé.
Dans le registre du ghazal, Maurice a eu la chance d?accueillir la star du genre, Pankaj Udhas. Le chanteur a livré une prestation de grande qualité au Centre Vivekananda archi-comble. Entouré de cinq musiciens, il a communiqué aux 3000 personnes présentes toute sa passion du ghazal. Autre concert intéressant cette année, la rencontre de choc entre Shankar Eshaan Loy et Mahalaxmi Iyer.
Festival International Kreol : Encore une première fois, les discours des organisateurs (ministère du Tourisme et des Loisirs, pas ministère des Arts et de la Culture) nous l?ont suffisamment rappelé. Si les Seychelles sont à la 21e édition du Festival Kreol, c?est la première fois que Maurice a tenu le sien. C?était début décembre. Les grands volets de la culture créole étaient représentés : concert populaire, débat universitaire, soirée de poésie et régal culinaire. Une première fois riche en émotions et en enseignements. Et si l?écrivain martiniquais Raphael Confiant ? qui était annoncé ? s?est décommandé, les chanteurs populaires ont su tenir la foule en haleine jusqu?aux petites heures du matin. De Kaoma qui n?a pas pris une ride au sulfureux Slaï, en passant par le plus qu?explicite Franky Vincent, ce concert a brillé par son choix d?ambiance pleine de punch.
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