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2004, ce qu?il faut savoir
<B>FERRARI. </B>La Scuderia a été menacée en 2003. Elle a réagi magistralement, en réalisant la meilleure F 1 de tous les temps, la F2004. Au final : 15 victoires sur 18 courses, dont 13 pour Michael Schumacher. Voilà ce qui s'appelle écraser la concurrence, qui reste encore groggy.
<B>BAR. </B> La concurrence, cette année, pour Ferrari, n?est pas venue des écuries traditionnelles. Mc Laren et Williams sont rentrés dans les rangs, au grand désespoir de leurs fans. Du coup, Bar-Honda a terminé deuxième au classement des constructeurs, devançant Renault, vainqueur, grâce à Jarno Trulli, du Grand Prix de Monaco.
<B> VALSE. </B> Williams et Toyota ont chacun fait appel à quatre as du volant pour défendre leurs chances en Grand Prix. Renault et Jordan en ont engagé trois. Rarement autant de pilotes se seront succédé sur la grille, pour des raisons diverses : politiques, financières, médicales.
<B>CIRCUITS. </B> Bahreïn et Shanghai ont passé leur examen avec succès. Le gigantisme de leurs installations flanque un sacré coup de vieux aux infrastructures des circuits européens, qui sont en ballottage. Et ce n'est peut-être qu'un début. Istanbul fera son apparition en 2005, alors que le Mexique, la Corée du Sud, l'Inde, la Russie et l'Afrique du Sud sont dans les starting-blocks. Magny-Cours, Silverstone et Imola sont, en revanche, menacés.
<B>MéCANIQUES. </B> Tous les crashs spectaculaires de la saison ont eu pour origine un problème technique. Massa au Canada : suspension cassée ; Raikkonen en Allemagne : rupture de l'aileron arrière ; Trulli à Silverstone : suspension ; Ralf Schumacher à Indianapolis : crevaison. Les ingénieurs ont poussé les limites un peu trop loin et doivent faire machine arrière.
<B> VITESSE. </B>Aussi étonnant que cela puisse paraître, c?est le jeune pilote de la très discrète écurie Jaguar qui a signé le record de vitesse absolu de la saison. Antonio Pizzonia a en effet conduit sa monoplace à 369,9 km/h dans la ligne droite de Monza. Même le grand Schumi en a été pétrifié.
<B> CRISE. </B> En juillet, exaspéré par la mauvaise volonté des équipes de F 1, Max Mosley, président de la FIA, donne sa démission. Il se ravise quelques semaines plus tard. Les grands constructeurs impliqués en F 1 ne reçoivent que 23 % des revenus générés par la discipline. Bernie Ecclestone empoche le reste. Les principaux acteurs de la F 1 se sont donc réunis en une association et menacent de mettre sur pied leur propre championnat en 2008. Ils réclament un partage plus équitable.
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