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“Les Secrets du volcan” excluent le moustique
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“Les Secrets du volcan” excluent le moustique
La recette des sagas télévisées d’été comporte des ingrédients obligatoires : lourds secrets de famille, amours contrariées et meurtres inexpliqués. Il faut aussi du folklore, de jolis paysages et une dose variable d’ésotérisme. France 2 ne déroge à aucune de ces règles avec Les Secrets du volcan, dont le deuxième épisode (il y en a quatre) était diffusé mercredi 30 août. La seule innovation, cette fois, consiste à situer l’action hors de métropole (à la Réunion), et à programmer le tout alors que l’été touche à sa fin. On ne sait plus, du coup, s’il s’agit encore d’une série d’été ou bien déjà d’une série de rentrée.
C’est bien l’unique occasion où le confort intellectuel du téléspectateur risque d’être dérangé. Pour ceux qui dorment, de confiance en quelque sorte, les personnages ne manquent pas de rappeler de temps à autre leurs liens de famille. “Julia, ma soeur”, dit ainsi le jeune Alexandre Bertin en s’adressant à l’intéressée. Avait-il oublié qui elle était ? Il est tellement chien fou ! Mais non, c’est seulement pour que le téléspectateur le plus inattentif ne soit pas désorienté.
Dans les romans russes du XIXe siècle, l’auteur ou l’éditeur vous fournit obligeamment une liste complète des personnages avec leurs liens de parenté. Dans les sagas télévisées, ils se chargent eux-mêmes de cette tâche à intervalles réguliers. Voici donc deux grandes familles réunionnaises, les Bertin et les Mahé. Evidemment, elles se détestent. Et cela d’autant qu’elles possèdent deux entreprises concurrentes.
Les chefs des deux clans ont mystérieusement disparu quarante ans plus tôt. Tout cela n’empêche pas les amitiés et les amours dans la jeune génération. Mais cela ne les facilite pas non plus. Comme on est à la Réunion, la production n’a pas lésiné sur les plantes tropicales vénéneuses, les mauvais sorts et autres poules noires égorgées sur le seuil des maisons. Les grandes demeures coloniales semblent sans cesse menacées par des vents mauvais qui font claquer les fenêtres.
Acteurs inquiétés</B>
Pour les prochains épisodes, on attend évidemment le réveil du volcan suggéré par le titre. On peut aussi compter sur les deux redoutables garces qui règnent respectivement sur chacune des deux familles. Il ne manque à l’ensemble que le chikungunya, qui avait pourtant beaucoup inquiété acteurs et techniciens pendant le tournage.
Mais le moustique porteur du virus n’a pas été retenu au casting. Il risquait de faire fuir le téléspectateur comme il l’a fait pour le touriste. Il nuisait à la carte postale.
Trop réaliste, en quelque sorte.
<B>Dominique DHOMBRES
© Le Monde 2006
Distribué par The New York Times Syndicate</B>
VISITE MINISTÉRIELLE
<B>Baroin juge le retour du chik “inévitable” </B>
■ A son arrivée à La Réunion mercredi, le ministre français de l’Outre-Mer, François Baroin, a clairement reconnu que le “retour à la maladie était inévitable”, a rapporté hier le quotidien “Libération”. Les spécialistes pensent, en effet, qu'il aurait fallu “trois semaines d'affilée avec zéro nouveau cas” pour que l'épidémie soit rayée de la carte insulaire. Le Dr Antoine Flahault, de la cellule nationale de coordination des recherches sur le chikungunya, prévoit que 10 % de la population réunionnaise sera touchée tous les ans pendant plusieurs années. Le ministre a aussi assisté à la présentation du plan de lutte “anti-chik” à l’hôpital Saint-Pierre. Il en a profité pour rebondir sur le sujet de l’incinératueur. “Il va falloir apprendre à vivre avec le chik en préservant l’environnement”, a-t-il déclaré au “Journal de l’île de la Réunion”. François Baroin a enfin annoncé que le service de prophylaxie allait être renforcé, passant de 100 à 220 agents “avant la fin 2008”.
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